Résumé

E. Caro La Philosophie de Goethe. — V.…

Le fatal secret circule d’abord à voix basse, puis il éclate. « O nuit à jamais funeste, s’écrie le héraut, quels maux nous a-t-elle apportés !... Le jour de demain publiera ce que nul n’entendra volontiers... J’entends crier de toutes parts : « C’est l’empereur, » oui, lui-même, qui souffre ce supplice !... Oh ! plût à Dieu que toute autre chose fût vraie !... Une nuit fait son œuvre, et demain la magnificence impériale ne sera qu’un monceau de cendres. » Par bonheur, Faust est là ; il appelle les nuages, éteint l’incendie. L’empereur, un instant troublé, reprend sa joyeuse sérénité.
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E. Caro La Philosophie de Goethe. — V.…

Le poète, comme homme, comme citoyen, doit aimer sa patrie ; mais « sa vraie patrie, c’est le bon, le noble, le beau, qui n’appartiennent en propre à aucun pays... Qu’est-ce qu’on entend donc par ces mots : aimer sa patrie, faire œuvre patriotique ? Si un poète pendant toute sa vie a travaillé à renverser les préjugés funestes, à détruire les vues étroites et égoïstes, à donner aux opinions plus de rectitude, aux idées plus de noblesse, que pouvait-il faire de mieux ? » C’est de cette manière que Goethe veut aimer et servir son pays...
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E. Caro La Philosophie de Goethe. — V.…

Tout nous ramène ainsi à ce qui est le sujet du second Faust, l’activité humaine agrandie à la mesure de l’idéal conçu par le poète, et qui n’a pas d’ambition moindre que celle de conquérir le monde. Nous voyons successivement passer devant nous les formes symboliques de cette conquête. La politique, l’art, la science, la guerre, l’industrie, voilà les divers moyens qui sont à la disposition du penseur ou du héros. L’amélioration du sort de l’humanité, voilà le but par lequel l’activité se sanctifie. Faust est à la fois, dans la vaste allégorie du poète, ce penseur et ce héros.
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