Saint-René Taillandier,
De l’état de la poésie en Allemagne
“ M. Nicolas Lenau se rattache sans doute à l’imitation d’Uhland, mais il n’a pas ce qui donne aux chanteurs de Souabe une originalité si heureuse, une distinction si haute ; il n’a pas cette profondeur vivace du sentiment, cette franche inspiration qui jaillit, du fond du cœur. Il imite Uhland, Gustave Schwab, Charles Mayer : il préfère les sujets qu’ils ont traités, il chante comme eux le printemps, la nature ; seulement il voit toutes ces choses sous un aspect moins original, et sa pensée, facile et gracieuse, n’a point cette force, cette vigueur naturelle qui subjugue chez Uhland. ”
