Résumé

A. L*** Revue des Deux Mondes

Ce n’est pas qu’il ne s’y mêle souvent quelque chose de confus et de vague qui voile les contours, qui dérobe, en les idéalisant, les cimes de la pensée ; mais l’obscurité ne dure pas toujours ; le soleil et la vie reviennent par soudaines échappées ; on entend bientôt retentir le clairon d’une muse mystique et chevaleresque. L’action ! toute la poésie moderne est dans ce mot. Le chant du poète est, comme sa vie, un combat, une action ; tout en lui tend vers ce but unique. La parole, selon l’anonyme auteur de la Comédie infernale, est une trahison ou une preuve d’impuissance
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A. L*** Revue des Deux Mondes

Et le peuple de Rome cria avec rage : « Qui ose blasphémer dans l’église de Saint-Pierre ? »
L’un des Polonais se leva en criant : « Ils n’ont point blasphémé, et nous ne vous craignons pas. Ils disent la vérité, et mes frères et moi-même avons vu l’ange triste. »
Et le prince de toute force et de toute puissance, l’homme vêtu de pourpre, fit un geste et dit : « Paix aux hommes de bonne volonté ! qu’ils prient, car la messe a commencé. Le temps s’écoule trop rapide, et aujourd’hui il faut des prières sur la terre et au ciel. »
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A. L*** Revue des Deux Mondes

Une lutte terrible a commencé sur la terre : on sait comment elle a fini pour la Pologne. Dans cette musique lugubre qui monte des profondeurs de l’église, le poète a reconnu l’hymne de mort de tout un peuple qui va quitter le monde pour ne plus revenir. Cette femme, si belle et si triste, qu’il voit sortir d’un amas de vapeurs rougeâtres, c’est l’emblème de la patrie. S’attachant à ses pas, il traverse avec elle les printemps et les hivers des mondes inconnus
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