E.-J.-B. Rathery

Résumé

E.-J.-B. Rathery Revue des Deux Mondes

Le plus souvent, la rime seule détermine le choix de la fleur :
FIOR DI PEPE. Se la vostra figlia non mi date, Jo ve la ruberò, voi piangerete. FIOR DI GINESTRA. Vostra madre non vi marita apposta, Per non levar quel fior dalla finestra. Quelquefois le concetto final est tiré de la forme, de la saveur ou du fruit.
FLEUR DE CITRONNIER. Le citron est aigre et ne se peut manger ; Mais plus aigres sont les peines d’amour. FLEUR D’ABSINTHE. J’en ai tant bu, de l’absinthe amère, Que plus vous m’en faites, moins j’y pense. Telles sont les diverses formes de la chanson populaire en Italie.
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E.-J.-B. Rathery Revue des Deux Mondes

« Enfans, voulez-vous savoir comment notre navire a gagné son nom ? Je vais vous le dire. Quand il fut lancé, la renommée le baptisa ainsi : l’Albion, l’orgueil de la mer ! Il n’y a que des braves dans son équipage. Au milieu des canons qui tonnent, c’est un lion dans les combats que l’Albion, l’orgueil de la mer.
« Il fallait le voir s’élancer du chantier dans les flots, et embrasser la mer en lui disant : Tu es à moi ! etc. »
Cette ivresse, cette fascination de la mer, respire à un haut degré dans ces strophes, à peine traduisibles, de la chanson intitulée the Sea.
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E.-J.-B. Rathery Revue des Deux Mondes

« Les inconséquences que vous nous reprochez, pourrait dire l’Irlande, viennent de nos malheurs, qui sont votre ouvrage. Enfans de l’imagination, nous nous consolons par des chansons des maux que vous, peuple logique, vous nous avez infligés... » Il y a du moins chez l’Irlandais deux choses qui ne changent pas, qui le suivent partout dans sa fortune errante, et auxquelles dans le malheur, dans l’exil, dans la persécution, il demeure invinciblement attaché : c’est la foi religieuse et l’amour du sol natal. Nous avons entendu l’Exilé d’Érin, petit poème national, chanté par une voix irlandaise.
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