L. Van Keymeulen

Résumé

L. Van Keymeulen Revue des Deux Mondes

« J’ai dans mon humble ménage une femme et trois petits enfans, pour qui je gagne une maigre subsistance, mais je ne donne pas mon refrain pour une façade de granit ; chanter est mon lot sur terre : ce n’est pas une mine d’or, mais ma chanson, c’est ma vie. »
Ce chanteur de rue, insouciant, désintéressé, sans colère contre le sort si dur qu’il soit, se révoltant seulement contre l’injuste dédain des hommes, chantant comme l’oiseau parce qu’il est né pour cela, et sans autre éducation que celle de la nature, c’est Van Ryswyck lui-même.
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L. Van Keymeulen Revue des Deux Mondes

Le plus étendu des poèmes de Van Beers et incontestablement son chef-d’œuvre dans le genre narratif, c’est Begga, sorte d’idylle urbaine d’un caractère mi-populaire, mi-bourgeois. Ici les joies et les misères de la vie humble et bornée sont peintes avec tout le relief de la réalité, avec tout le charme de la poésie. Jamais l’écrivain n’a mieux allié le pittoresque du langage familier avec la pureté de la langue littéraire.
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L. Van Keymeulen Revue des Deux Mondes

Lorsqu’il passe à Anvers, qui représente la vie, l’activité, la richesse, le progrès, l’avenir enfin, Ledeganck revient une fois encore à son idée maîtresse, et il attribue la prospérité, le développement rapide de « la reine de l’Escaut » à ce qu’aujourd’hui comme jadis « sa langue et ses mœurs sont flamandes, sans mélange. »
Le point de vue est certes étroit et incomplet, et la décadence de Bruges et de Gand, comme les progrès de leur heureuse héritière, ont des causes plus profondes que la manière de se vêtir et de s’amuser, ou même que l’usage de tel ou tel idiome.
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