H. Gaidoz, La Poésie bretonne pendant la guerre
“ C’est Paris qui a enfanté l’idée française; aujourd’hui que cet enfantement est achevé, ne jetons plus dans la gueule avide de la fournaise les joyaux de nos vieilles provinces; souffrons que chacune garde ce qu’elle a encore d’originalité, et laissons faire au temps, qui établira assez tôt dans notre pays la fastidieuse uniformité des mœurs et du langage. Qu’on ne nous parle pas de nécessités politiques : nous avons assez vu, pendant la douloureuse épreuve de l’hiver dernier, que la France n’a qu’un cœur, bien qu’elle ait plusieurs langues. ”
