Résumé

Jules Laurent Morelle Inauguration du monument des victimes de la guerre… (1892)

Pour quelques-uns, le désert ne devait jamais se repeupler, et votre pensée se rencontre avec la mienne pour saluer avec respect ces trois héros, frères par le patriotisme et la bravoure non moins que par le sang, et qui tombèrent, pour ne plus se relever, sur trois champs de bataille différents. Vous avez été bien inspirés de donner leur nom à une de vos rues. Par de telles mesures une cité s'honore autant qu'elle honore ses enfants.
Il y a quelque chose qui nous est plus cher que la Patrie, plus intime que le foyer, c'est nous-même.
Source : Gallica

Jules Laurent Morelle Inauguration du monument des victimes de la guerre… (1892)

Où avait-il appris l'héroïsme ? Il ne connut que deux écoles : celle d'une famille chrétienne qui devait donner une religieuse à l'Eglise, et celle de ces Frères des Ecoles chrétiennes dont Paris admira l'héroïsme sous ses murs. Ah ! si elle est une école de respect, l'Eglise est aussi une école de bravoure.
Ces héros qui étaient, sous le feu, des lions, étaient, devant la mort, de doux agneaux. Mourir sur le champ d'honneur d'une balle dans la tête ou au coeur, donner sa vie d'un seul jet avec son sang, cela est glorieux, cela est facile.
Source : Gallica

Jules Laurent Morelle Inauguration du monument des victimes de la guerre… (1892)

Sans regarder en arrière, sans permettre à leur coeur de s'attendrir aux fascinations de l'avenir, ils ont volé au fer, au feu, à la mort, et, pour payer leur héroïsme et leur sang répandu,' vous n'avez qu'un granit dur, froid, insensible !
Voulez-vous égaler la reconnaissance au sacrifice ? Ranimez leur cendre, rendez-leur, mais plus intense, plus solide, plus heureuse, cette vie qu'ils ont immolée pour vous, et conduisez ces exilés dans une Patrie à l'abri des coups de l'ennemi, où l'éternel repos succède aux horreurs de la bataille, et dont un soleil sans déclin éclaire les splendeurs.
Source : Gallica

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