Résumé

Quelques paroles d'hommage à la mémoire de nos morts (1871)

La société se débat entre le principe de vie et le principe de mort, c'est-à-dire, entre le principe de la jouissance et le principe du sacrifice. C'est à nous, à chacun de vous, à aider le triomphe du bien dans les âmes ; c'est à chacun de nous à rendre prochaine la réalisation de la parole qui ramènerait la paix dans le monde, parce qu'elle la ramènerait dans les coeurs : Adveniat regnum tuum, que votre règne arrive, ô Dieu, le règne de l'amour, de la lumière, de la vraie liberté, de l'union fraternelle entre les enfants du même Père !
Source : Gallica

Quelques paroles d'hommage à la mémoire de nos morts (1871)

O Dieu de justice, mais encore plus Dieu de pitié et de miséricorde, recevez dans votre sein ces âmes qui ont payé le tribut du sang à la patrie et qui ont quitté la terre avec votre nom sur les lèvres !
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Et vous, ô pères, ô mères, ô veuves, qui pleurez ces nobles coeurs, consolez-vous ! La mort ne les a séparés de vous que pour ces rapides jours que nous appelons si mal la vie. Votre regard plein de larmes les cherche en vain autour de votre foyer en deuil. — Levez-le au ciel ; c'est là qu'ils sont, là que vous les retrouverez pour l'éternité !
Source : Gallica

Quelques paroles d'hommage à la mémoire de nos morts (1871)

Hélas ! la mort a tout brisé ; il n'y a plus autour de son souvenir qu'un deuil et des regrets, sans consolation sur la terre. Dieu seul a des remèdes pour ces blessures qui ne se ferment jamais au coeur d'un père et d'une mère. Mais, à côté de ce brillant avenir que le monde lui promettait, Dieu lui en préparait un autre plus digne d'envie : car il est mort avec les sentiments des vrais chrétiens, en acceptant son sacrifice, et en bénissant l'heure de sa délivrance.
Source : Gallica

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