Charles Fuster, Le Coeur (poésies de 1886-1892… (1892)
“ D'un infini trop vaste où le coeur se perdrait. Troublés encor, troublés jusqu'au fond de nous-mêmes Par l'incommensurable et les beautés suprêmes, Nous rentrons dans la vie, et nous l'en aimons mieux. L'un pense à son amour; l'autre rêve, sans doute, Du berceau qui l'attend, tout au bout de la route; Chacun parle à son coeur, y pénètre, l'écoute, Et nous allons ainsi, toujours silencieux, En tâchant de chasser l'infini de nos yeux. ”
