Remy de Gourmont,
La Belgique littéraire
“ Il veut peindre l’éveil à la vie, au rêve, à l’amour d’une jeune fille. Puis de l’amour elle passe à la tristesse de savoir ce qu’elle était si heureuse de désirer. Quand il n’y a plus pour elle de mystère, il n’y a plus de bonheur et elle appelle la mort. La visite d’Azraël sera sa dernière joie : Il souffle la flamme, éteint le bruit, Met le silence de sa bouche Sur la bouche qui sourit, Et pose doucement, sur le cœur qui s’apaise, Sa main qui ne pèse Pas plus qu’une fleur. Il n’est guère de poème plus rempli de vers adorables : Or Vénus une nuit vint m’apporter des roses. ”

