Souvenirs d'un bourreau de Paris (1877)
“ Alors Vitalis répond sur un ton méprisant : — Je croyais qu'on ne refusait rien à un condamné à mort. Jusqu'à l'heure de son exécution, Vitalis rentre dans un mutisme presque absolu. On sent qu'il en veut à la société entière de lui avoir refusé la seule joie qu'il pouvait espérer encore dans ce monde. Lorsque l'heure est venue d'expier sa peine, Vitalis monte avec fermeté les degrés de l'échafaud. Devant le public nombreux qui se porte sur la place de son supplice, il jette ce dernier cri à la foule : — Je meurs pour Maria ! Sa voix expire sous le couteau. Justice est faite. ”
