“ Ah ! c’est à tort que l’on redoute Vespasien, à qui tant de légions germaniques, tant de provinces fidèles et courageuses, de si vastes espaces de terre et de mer, opposent une barrière. Ils ont dans Rome, ils nourrissent dans leur sein l’ennemi vraiment à craindre, un homme tout vain des Junius et des Antoines ses aïeux, et qu’on voit, affable et magnifique à la fois, étaler devant les soldats son origine impériale. ”
Vespasien
Définition et enjeux
Le thème de Vespasien, abordé dans l'œuvre de Suétone Les Douze Césars, offre une vision à la fois littéraire et historique d’un des empereurs romains les plus discutés. De Tacite, qui met en avant sa puissance impériale et son opposition à des figures comme Junius, à E.
Beulé, qui examine ses tensions entre humanité et autorité, en passant par de Voragine Jacobus et son récit légendaire sur Josèphe, les auteurs ont souligné les multiples facettes de ce personnage. Les récits oscillent entre l’analyse politique, la réflexion éthique et l’imaginaire historique, démontrant ainsi la diversité des interprétations entourant Vespasien.
Citations sur “Vespasien”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ L’homme, épouvanté, le supplia de lui conserver la vie. Josèphe s’adressa en secret à un familier de Vespasien, et le pria de demander à son maître que grâce lui fût faite de la vie. Amené devant Vespasien, il lui dit : « Prince, je t’informe que l’empereur de Rome vient de mourir, et que le Sénat t’a nommé pour le remplacer ! » Et Vespasien : « Si tu es prophète, pourquoi n’as-tu pas prédit à cette ville qu’elle aurait à se soumettre à moi ? » Cependant, quelques jours après, des délégués arrivèrent de Rome pour annoncer à Vespasien qu’il était élevé à l’Empire. ”
Sextus Aurelius Victor, Œuvres
“ Vespasien était du nombre de ces hommes qui à une vertu irréprochable unissent une éloquence facile et qui part de l’âme. Depuis longtemps l’univers était comme épuisé de sang, comme abattu : Vespasien cicatrisa bientôt ses blessures, Car, si l’on excepte ceux qui s’étaient portés trop loin dans leurs excès, il aima mieux avant tout pardonner aux satellites de la tyrannie que de les faire périr dans les tortures ; pensant avec beaucoup de sagesse que la crainte pousse trop souvent à d’infâmes ministères. ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Vespasien, ému par les prières d’Éponine et la vue de ses petits enfans, versait déjà des larmes ; Titus le rappela à son devoir. Que devenaient la dynastie future, la majesté du pouvoir, le secret de l’empire, si les hommes voyaient impuni, vivant, honoré, celui qui avait usurpé la pourpre, ne fût-ce qu’une heure ? Sabinus périt. Helvidius Priscus périt de même, condamné d’abord par Vespasien, gracié aussitôt ; mais déjà le chef des prétoriens tenait sa proie. En vain l’empereur donna l’ordre formel d’épargner Helvidius ”
Louis Lefloch, Mahomet, Al Koran, Algérie, études historiques… (1860)
“ Le miracle n'est pas-ce qu'un vain peuple pense, Et la crédulité fait toute la science. A la vérité, Vespasien est cet empereur qui, près de mourir, disait en souriant : « Je crois que je vais être dieu. » — Sans être dieu, notre roi Robert guérissait avec un signe de croix les ulcères, et, par un simple attouchement, les écrouelles, privilége héréditaire qu'a tout à coup supprimé une divinité terrestre, plus forte que toutes les divinités du ciel, la civilisation! ”
Éric Allatini, Sur talons rouges, contes
“ La voix de la Vicomtesse s’entendait à peine : — Reviens, mon Vespasien, reviens ! Ne vois-tu pas que tu es tout nu ? Tu prendras froid, tu n’as rien pour te couvrir... et puis les gardes du Roy t’arrêteront pour attentat contre les mœurs publiques... Reviens, mon Vespasien ! Mais Vespasien trouvait le monde merveilleusement vaste et se promettait un long voyage d’exploration ! Il eut une espèce de vertige d’espace. Il bondit sans regarder, d’arbre en arbre. Ah ! qu’il faisait bon se dégourdir les membres ! Le jardin n’était pas grand et il vit d’autres maisons. ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Autant Vespasien était aimé, autant son fils était craint. Tout tremblait devant lui ; personne n’eût osé affronter sa colère ou sa vengeance, aussi rapide que sa colère. On pliait d’avance sous sa domination, et l’on se faisait à l’idée d’obéir un jour à lui seul ; mais que de vœux pour que les jours du doux Vespasien fussent prolongés ! On était persuadé et l’on disait tout haut que Titus serait « un nouveau Néron [14] . » Jamais héritier présomptif ne fut plus maître du pouvoir et plus exécré de ses futurs sujets. Quand son père mourut, il ne monta pas sur le trône, il y resta ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Tribun quand Vespasien monta sur le trône, il ne consentit à lui donner aucun titre, continua de l’appeler par son nom, comme s’il fût resté un simple particulier. Vespasien commença par rire de cette hostilité, il y répondit par des plaisanteries et des quolibets ; mais derrière Helvidius il y avait les philosophes, les orateurs, les républicains, les honnêtes gens, tout un parti que l’usurpation d’un fils d’usurier ne pouvait réconcilier avec le despotisme. Mucien, l’effronté Mécène de la dynastie, et Titus s’alarmèrent d’une lutte où ils étaient sûrs d’être vaincus. ”
Pseudo-Aurelius Victor, Épitomé de Caesaribus(Abrégé des Césars…
“ La Syrie, nommée Palestine, la Cilicie, la Thrace et la Commagène, que nous appelons de nos jours Augustophrate, furent ajoutées aux provinces romaines, ainsi que la Judée. Les amis de Vespasien le prévenaient de se mettre en garde contre Metius Pomposianus, que le bruit public désignait comme devant régner; l’empereur le créa consul, faisant, par cette plaisanterie, allusion à ce qu’on disait : « Un jour il sera reconnaissant d’un si grand bienfait. » Pendant toute la durée de son règne, Vespasien eut un genre de vie constamment uniforme. ”
Étienne de La Boétie,
Discours de la servitude volontaire
“ Vespasien, revenant d’Assyrie et passant à Alexandrie pour aller à Rome, s’emparer de l’empire, fit merveilles : il addressait les boiteux, il rendait clairvoyants les aveugles, et tout plein d’autres belles choses auxquelles qui ne pouvait voir la faute qu’il y avait, il était à mon avis plus aveugle que ceux qu’il guérissait. Les tyrans même trouvaient bien étrange que les hommes pussent endurer un homme leur faisant mal ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Le vice capital de Vespasien était la cupidité ; il n’était pas avare, il était insatiable, défaut royal assez fréquent chez les princes qui ont manqué de tout et veulent s’assurer de l’avenir : il leur semble que la richesse est une protectrice qui survivra même à leur puissance. Les modernes parlent quelquefois de l’avarice de Vespasien, trompés par le mot latin avaritia, qui signifie cupidité. Vespasien était rapace, et tous les moyens lui étaient bons ; c’était dans le sang, il était fils d’usurier. ”
Pseudo-Aurelius Victor, Épitomé de Caesaribus(Abrégé des Césars…
“ Vespasien mourut à soixante-neuf ans, mêlant toujours au sérieux la plaisanterie, qu’il aimait par-dessus tout. Car, au premier bruit de l’apparition d’une comète chevelue : « Ceci, dit-il, regarde le roi de Perse, qui a des cheveux plus touffus que les miens. » Enfin, épuisé par un flux de ventre, il se lève sur son séant : « Il faut, ajoute-t-il, qu’un empereur meure debout. » X. T. Flav. Vespasien (Titus ) . Titus, appelé aussi Vespasien du nom de son père, eut pour mère l’affranchie Domitilla ”
Jean le Rond d’Alembert,
Œuvres complètes de D’Alembert
“ Pendant le séjour de Vespasien à Alexandrie, un homme du peuple , connu pour aveugle, se jette, en gémissant, à ses genoux ; et, par l’inspiration, disait-il, du dieu Sérapis, le plus révéré de cette nation superstitieuse, il supplie l’empereur de lui rendre la vue, en lui frottant de salive les joues et les yeux. Un autre, inspiré de même, et perclus de la main, conjure Vespasien de marcher dessus. D’abord il ne les écoute pas, et se moque d’eux : ces malheureux insistant, d’un côté il craint de se rendre ridicule, de l’autre, leurs instances et la flatterie des courtisans l’encouragent. ”
Paul Prat, Précis d'histoire ancienne (1882)
“ Tout en maintenant la discipline, Vespasien avait su se faire aimer des troupes. Les nouvelles de Rome les décidèrent à le proclamer empereur, et Vespasien, très hésitant d'abord, se laissa persuader par son fils Titus. Il laissa à ce dernier le commandement de l'armée devant Jérusalem, et partit pour l'Égypte. L'Égypte était une province très importante : c'est de là que l'Italie tirait la plus grande partie de son blé, et le possesseur de l'Egypte était le maître de Rome, qu'il pouvait affamer. ”
P. L. Jacob,
Histoire de la prostitution chez tous les peuples du monde depuis l'antiquité la plus reculée jusqu'à nos jours…
“ Après avoir eu un empereur vorace, Rome eut un empereur avare, qui s’abstint des ruineux excès de ses prédécesseurs et qui ne tomba point dans leur déconsidération. Vespasien, tout en persécutant les chrétiens, ne laissa pas que de subir malgré lui l’influence [431] du christianisme: il comprit que la dignité de l’homme exigeait une certaine retenue dans les mœurs, et que le chef de l’empire devait jusqu’à un certain point donner l’exemple du respect que chacun est tenu d’avoir à l’égard de l’opinion publique. ”
Eugène Gru, Les Morts violentes (1864)
“ Cependant , Vespasien règne toujours , il est généreux , des actes nombreux ont signalé la bonté de son cœur et personne ne doute que sa clémence ne s' étende sur ces infortunés . Il paraît ; le peuple s' écrie : Voilà César , voilà leur grâce . L' empereur fait un geste , et les Prétoriens repoussent la foule qui s' étonne et murmure , car pour la première fois Vespasien lui paraît sévère . Sabinus , Eponine , leurs enfants , se jettent à ses pieds . L' histoire vengeresse nous a conservé le discours touchant de l' infortunée ”
“ Enfin il se laisse fléchir : il les touche sans se flatter du succès. La Divinité, favorable à sa modestie et à sa vertu, lui communique son pouvoir ; à l’instant l’aveugle voit, et l’estropié marche. Alexandrie, l’Égypte, et tout l’empire, applaudissent à Vespasien, favori du ciel. Le miracle est consigné dans les archives de l’empire et dans toutes les histoires contemporaines. ”
“ Il faut considérer, de plus, si le conseiller qui en appuie le dessein est prêt à en partager les périls, et, en supposant la fortune prospère, de qui le succès doit fonder la grandeur. C’est moi, Vespasien, qui t’appelle au rang suprême, autant pour le salut de Rome que pour ta propre gloire : après les dieux, tu as l’empire dans tes mains. Et qu’un vain fantôme d’adulation n’effraye pas ton esprit : c’est presque un affront plutôt qu’un honneur d’être choisi après Vitellius. ”
Jean Racine,
Livre:Racine - Œuvres, Didot, 1854…
“ Titus en m’embrassant m’amena devant vous : Un voile d’amitié vous trompa l’un et l’autre, Et mon amour devint le confident du vôtre. Mais toujours quelque espoir flattait mes déplaisirs ; Rome, Vespasien, traversaient vos soupirs ; Après tant de combats Titus cédait peut-être. Vespasien est mort, et Titus est le maître. Que ne fuyais-je alors ! J’ai voulu quelques jours De son nouvel empire examiner le cours. Mon sort est accompli ; votre gloire s’apprête. Assez d’autres, sans moi, témoins de cette fête, À vos heureux transports viendront joindre les leurs ”
“ Vespasien, lui dit-il, quelque projet que tu médites, soit de bâtir une maison, soit d’étendre tes domaines, soit de multiplier tes esclaves, le ciel te donne un vaste terrain, d’immenses limites, une grande multitude d’hommes. ”
“ Vespasien, plein de l’idée que tout est possible à sa fortune, et ne voyant plus rien d’incroyable, prend un air satisfait, et, au milieu d’une foule attentive et curieuse, il exécute ce qui est prescrit. A l’instant la main paralysée est rendue à ses fonctions, et le jour brille aux yeux de l’aveugle. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
L’histoire de Juliette
“ Ainsi, Vespasien et Néron ont donc été aussi heureux qu’il pouvaient l’être ; mais Néron a dû l’être beaucoup plus, parce que ses jouissances ont été bien plus vives ; et Vespasien, en venant d’accorder une grace à un homme indigent, par la seule raison, disait-il, qu’il fallait bien que les pauvres vécussent, était remué d’une façon infiniment moins vive que Néron en voyant brûler Rome, une lire à la main, sur le haut de la tour Antonia. ”
Pierre de Coubertin,
Anthologie
“ Laborieux, plein de bon sens, énergique et modéré tout à la fois, il faut reconnaître à ce bourgeois provincial sa qualité de véritable fondateur de l’empire. Le règne de Vespasien (69-79) fut décisif. Il détermina et inaugura l’ère heureuse et féconde qui devait se prolonger jusqu’à la mort de Marc Aurèle. Le premier souci de Vespasien fut d’épurer le Sénat et le second d’assurer la transmission régulière du pouvoir. ”
J.-J. Ampère,
L’histoire romaine à Rome (RDDM)…
“ Et piper et quidquid chartis amicitur ineptis. Mais retournons au temple de la Paix, d’où nous a un peu écartés Martial en nous conduisant chez ses libraires. Si nous n’avons pu découvrir qu’un débris incertain du grand édifice bâti par Vespasien, à quelques pas de là, à l’endroit où la voie Sacrée était le plus élevée, in summâ viâ, sur un petit tertre, dernière trace, dit-on, de la Velia de Collatin, nous trouverons, mieux conservé que le temple de la Paix et restauré avec une scrupuleuse exactitude, le charmant arc de Titus, et nous passerons ainsi naturellement de Vespasien à son fils. ”
Augustine Chambon de Montaux, Réflexions morales et politiques sur les avantages de la monarchie… (1819)
“ On sait que Vespasien, cet ennemi déclaré du vice, qui par sa prudence et sa valeur fit voir à Rome qu'elle était encore la maîtresse du monde, ternit à tel point, par une économie qui tenait de l'avarice, ses qualités supérieures , qu'à peine le souvenir en est-il resté à la postérité. Tous les héros, tous les grands hommes ont été humains et généreux. ”
J.-J. Ampère,
L’histoire romaine à Rome (RDDM)…
“ Cette énergie constamment tendue lui inspira sa dernière parole : « Un empereur doit mourir debout. » On voit aussi dans ses petits yeux percans, dans ses lèvres fines, l’expression sarcastique d’un esprit qui n’était dupe de rien. Vespasien a l’air d’un vieux général retors, bien fait, dans un temps comme le sien, pour monter de très bas à l’empire et pour s’y maintenir. Rien ne lui coûtait d’ailleurs. Il avait été très plat sous Caligula, s’était fait protéger par l’affranchi Narcisse sous Claude, avait escorté Néron dans son voyage en Grèce ”
Tacite,
Œuvres de C. C. Tacite
“ Naguère nous avons loué comme admirable et extraordinaire la libéralité de Vespasien, qui fit don à Bassus de cinq cent mille sesterces. Il est beau sans doute de mériter l’intérêt du prince par son talent : mais combien n’est-il pas plus beau, quand la position l’exige, de recourir à soi-même, de se rendre son génie propice, et de n’éprouver que sa propre libéralité ! ”
Jean le Rond d’Alembert,
Œuvres complètes de D’Alembert
“ Vespasien, après les dieux, l’Empire est entre vos mains ; je vous y appelle pour le salut de l’État et pour votre élévation. Ne craignez pas ici l’ombre de flatterie ; il y a presque du déshonneur à être élu après Vitellius [65] . Nous n’avons à combattre ni le génie perçant d’Auguste, ni la vieillesse rusée de Tibère, ni les maisons de Caïus, de Claude et de Néron, affermies sur le trône ; vous avez cédé même aux images de Galba ; ce serait une lâcheté de rester endormi plus long-temps, et de laisser l’Etat se perdre et s’avilir, quand l’esclavage serait aussi sûr que honteux. ”
Éric Allatini, Sur talons rouges, contes
“ Vespasien, un peu surpris, songe à la chanson de Pierrot. Mais la Vicomtesse reprend : — Je vous l’ai dit : Rien ne saura remplacer mon Vespasien mignon, ni les espiègleries de mon nain Scaramouche, ni le charme de mon petit nègre Sardanapale. Vous n’auriez donc pas le front, je suppose, de me faire oublier mon chagrin. — Tout au plus de l’étourdir, supplia la voix d’homme. ”
de Voragine Jacobus, La légende dorée (1902)
“ Rempli de joie, il s’écria : « Oui, certes, c’était un Fils de Dieu, celui qui a pu me guérir ! Et je vais demander à César la permission de me rendre à Jérusalem, pour châtier tous ceux qui ont livré cet homme et l’ont fait mourir. Quant à toi, Albain, retourne auprès de ton maître, je te rends la liberté ! » Vespasien alla donc à Rome, afin d’obtenir de Tibère la permission de détruire Jérusalem et toute la Judée. Et pendant de nombreuses années il réunit des troupes, sous le règne de Néron, pendant que les Juifs, de leur côté, se révoltaient contre l’Empire. ”
E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ La force avait donné l’empire à un général qui aurait pu n’aimer que la guerre : le hasard favorable voulut que cet usurpateur eût des goûts et des talens d’administrateur. Dès le début de son règne, Vespasien avait inauguré d’une manière significative l’ère des réparations. ”
Albert Réville,
Le Christ païen du IIIe siècle et la cour des Sévères - Apollonius de Tyane
“ Il reparaît, en Grèce, visite Chio, Rhodes, toujours en réformateur, et enfin débarque à Alexandrie, car depuis longtemps il éprouvait le désir d’étudier sur les lieux mêmes la sagesse égyptienne, dont on parlait tant alors. C’est là que Vespasien, aspirant à l’empire, confère avec lui sur l’art de gouverner, et qu’il s’attire l’inimitié d’Euphrate, un de ses premiers admirateurs, devenu conseiller de Vespasien, lequel eut désiré que celui-ci rétablît la république romaine ; mais Apollonius, en vrai pythagoricien, n’est que médiocrement libéral. Le despotisme éclairé, tel est son idéal. ”
