Éric Allatini

Élements biographiques

Éric Allatini Sur talons rouges, contes

Mais le chat poussa un cri si déchirant et bondit sur la chatte de si furieuse façon, que le petit sapajou, comme secoué d’un rêve, grimpa haletant le long de la gouttière. Dès qu’il se vit sur les mansardes, il respira et passa sa main sur son front bas et fuyant.
La lune impassiblement parcourait avec flegme le vaste firmament. Qu’elle était sereine ! Rien de tout ce qu’avait vu Vespasien, rien de ce qui l’avait agité et terrorisé n’avait influencé sa sérénité. Vespasien la regardait. Sa lourde figure bouffie semblait se rire de ce qui se passait par cette nuit d’aventures.
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Éric Allatini Sur talons rouges, contes

Le Comte Lisiade de Venador entra suivi du Comte Mattacchione de Truffi.
— Belle bellissime, fit-il, en s’inclinant devant la claire beauté qui incarnait toute la grâce et la splendeur un peu mélancolique de Venise, voici notre ami de Florence qui nous revient.
Mattacchione mit un genou en terre, une main sur son cœur et baisa les doigts de la belle Vénitienne, mais son œil, en tapinois, grimpa le long du corsage tout ouvert, s’arrêta un instant sur les lèvres et aboutit ensuite dans les yeux de la belle bellissime ; elle s’en aperçut, rougit et se leva vivement
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Éric Allatini Sur talons rouges, contes

Et Vespasien griffa le Duc à nu dans le dos, après avoir lacéré habit, gilet et chemise. Puis, fou de rage il bondit sur sa tête et volontairement eut un oubli lancinant qui gicla sur son nez et vint ensuite éclabousser son jabot.
Le Duc était hors de lui. Il leva le bras et attrapa Vespasien par la queue. Celui-ci se retourna prestement, le mordit si violemment que le Duc lâcha prise, et le voilà se réfugiant derrière la coiffure aux boucles folles de sa maîtresse qui ne se contenait plus de rire.
— Ah ! vous riez, Madame, cria le Duc pourpre de colère. Je vois, je suis de trop.
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