Éric Allatini, Sur talons rouges, contes
“ Mais le chat poussa un cri si déchirant et bondit sur la chatte de si furieuse façon, que le petit sapajou, comme secoué d’un rêve, grimpa haletant le long de la gouttière. Dès qu’il se vit sur les mansardes, il respira et passa sa main sur son front bas et fuyant. La lune impassiblement parcourait avec flegme le vaste firmament. Qu’elle était sereine ! Rien de tout ce qu’avait vu Vespasien, rien de ce qui l’avait agité et terrorisé n’avait influencé sa sérénité. Vespasien la regardait. Sa lourde figure bouffie semblait se rire de ce qui se passait par cette nuit d’aventures. ”
