J.-J. Ampère

Élements biographiques

Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Ce n’est pas par ce chemin, ô mon père ! que je veux rentrer dans ma patrie. Si vous ou tout autre trouvez une voie qui n’enlève à Dante ni son honneur ni sa renommée, je l’accepte, et je n’y marcherai pas d’un pied paresseux ; mais, si je ne rentre à Florence par un chemin honorable, je n’y rentrerai jamais. Eh quoi ! le soleil et les étoiles ne se voient-ils pas de toute la terre ? Ne pourrai-je méditer sous toute zône du ciel la douce vérité si je ne me fais d’abord un homme sans gloire, ou plutôt un homme d’opprobre pour mon peuple et mon pays ? ”
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Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère,  L’histoire romaine à Rome (RDDM)

“ Tibère n’a pas eu autant à lutter pour arriver à l’empire : il s’est tenu à l’écart et il a attendu. Le regard d’Auguste, qui tombe obliquement vers la terre, semble y chercher la liberté romaine, cette ennemie vaincue, pour l’écraser. L’œil de Tibère n’a plus besoin de se baisser, l’ennemie n’existe plus, même à l’état de cadavre. Tibère regarde devant lui la route toute tracée qu’il peut suivre plus tranquillement. Le soupçon, qui lui fit commettre tant de meurtres, est pour lui une affreuse prudence, mais n’est plus une nécessité. ”
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Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère,  Revue des Deux Mondes

“ Si tu tardes à te tourner vers lui, tu voudras mourir, car j’ai surpris ton dessein, et moi, Lucius, entends-tu, je ne veux pas que tu meures et que tu sois damné.
— Tu veux que je vive, Hilda ? dit Lucius avec impétuosité. Ah ! je vivrai si tu peux m’aimer. Vois-tu, il n’y a plus ici de maître et d’esclave, il n’y a plus qu’une belle jeune fille et un jeune insensé qui a jeté sa vie à toutes les folies humaines et qui n’a jamais possédé une heure de félicité ; mais cette heure toujours attendue et jamais trouvée, tu peux la lui donner, Hilda.
”
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