H. Taine, L’Italie et la Vie italienne, souvenirs de voyage
“ Les haies verdissent, les ormes bourgeonnent ; de loin en loin, un pêcher, un abricotier rose luit aussi charmant qu’une robe de bal. La grande coupole du ciel est toute lumineuse. L’aqueduc de Sixte-Quint, puis l’aqueduc ruiné de Claude, allongent à gauche dans la plaine leur file d’arcades, et leurs courbes s’arrondissent avec une netteté extraordinaire dans l’air transparent. Trois plans font tout ce paysage : la plaine verte, chaudement éclairée par l’averse de rayons ardens, la ligne immobile et grave des aqueducs, plus loin les montagnes dans une vapeur dorée et bleuâtre. ”
