Antony Valabrègue, Petits poèmes parisiens ; Filles de Paris… (1880)
“ Par le chemin pavé qui mène à la rivière, On descend pas à pas jusqu'au bord du lavoir; Un bouquet de bouleaux laisse à peine entrevoir Un toit de tuile rouge et des piliers de pierre. Il est humble et rustique; il est caché derrière La ferme au mur croulant qui borde l'abreuvoir; Non loin, dans la prairie, un moulin fait pleuvoir, A l'angle de la route, une fine poussière. Mais ce lavoir perdu n'a que plus de fraîcheur; Une source le forme, il en a la blancheur; Un ruisseau va sortir de ses eaux savonneuses. ”
