“ La fève ! Je répondais à celui-là : — « Si la fève, avec sa cosse pâle, écume pour toi dans un pot de terre rouge, homme heureux, tu peux mépriser l’invitation des riches ! » Disant ces mots, je soupirais. ”
Fève
Définition et enjeux
La fève, plante légumineuse cultivée depuis l’Antiquité, incarne à la fois un aliment essentiel et un symbole littéraire. Des auteurs comme Jules Janin en font un élément de contestation sociale, tandis qu’Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz la transforme en figure fantastique.
Botanistes comme Alphonse Gobin décrivent ses traits biologiques, et Antoine Cariot met en lumière son rôle agricole. Entre mythe et science, la fève illustre la diversité des approches, allant des contes populaires à l’analyse des variétés cultivées. Son lien avec les légumineuses et ses usages variés en alimentation, en engrais ou en cosmétique en font un sujet transversal.
Citations sur la fève
Oscar Vladislas de Lubicz- Milosz, Contes et fabliaux de la vieille Lithuanie (1930)
“ La fève grandit jusqu'au plancher. – Allons, bon vieux, reprends ta hache, et fends-nous le plancher en deux. – Voilà, voilà. – Et dame fève croît et croît, et par ma foi, atteint bientôt le toit. – Fendons le toit, conseille la vieille. – C'est fait, c'est fait. Et voilà Fève dans les nuées. Plus haut, plus haut, sans nul répit ! Dame fève entre au Paradis. – Et notre vieille, que dit-elle ? – Il faut faire un trou dans le ciel. – Rien de plus aisé pour le vieux. Frère et soeur grimpent chez le bon Dieu. ”
Pierre Vinçard, Le Banquet des sept gourmands, roman gastronomique… (1853)
“ Pour comble de malheur, on entendait un marchand, crier à tue-tête dans la rue : Tirez la fève, croquez la fève, mangez la fève. « Le sort se joue de moi, pensait M. Martin ; on dirait que ce marchand est le complice de cet infernal pâtissier, » et il poussait des soupirs à fendre le coeur de tout homme sensible. Mais revenons à nos autres gastronomes. ”
Alphonse Gobin, Guide pratique pour la culture des plantes fourragères… (1865)
“ La fève commune (faba vulgaris) se caractérise par : des feuilles ailées à quatre folioles ovales et demi-charnues à pétiole stipulé; des stipules demi-sagittées et dentées; des fleurs presque sessiles, réunies au nombre de deux ou trois aux aisselles des feuilles, à corolle blanche ou rosée, avec une tache noire et soyeuse sur chaque aile. Elle est originaire de la Perse et des bords de la mer Caspienne, où le savant voyageur Olivier l'a trouvée à l'état sauvage. A. La féverolle (faba equina) est une variété de la fève commune, et parait se rapprocher plus que la fève, du type primitif. ”
Jeanne-Marie Leprince de Beaumont,
Le Magasin des enfans
(1843)
“ Quand il fera chaud, elles sortiront de leur maison, et, après avoir mangé quelque temps, vous les verrez se bâtir un tombeau, où elles se coucheront, et deviendront comme mortes. Elles ressembleront alors à une fève ; mais, quelque temps après, cette fève remuera; il en sortira une tête, des jambes, des ailes, enfin un joli papillon, comme celui-ci, qui se nourrira de fleurs, jusqu'à ce qu'il ait fait des œufs et qu'il meure. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Cette fève est alors extrêmement tendre, & son goût est assez désagréable ; mais à mesure que cette cerise mûrit, la fève qui est dedans, acquiert peu à peu de la dureté, & enfin le soleil ayant tout-à-fait desséché ce fruit rouge, sa chair que l’on mangeoit auparavant, devient une baie, ou gousse de couleur fort brune, qui fait la première écorce, ou l’écorce extérieure du café, & la fève est alors solide, & d’un vert fort clair : elle nage dans une espèce de liqueur épaisse, de couleur brune, & extrêmement amère. ”
Antoine Cariot, Étude des fleurs : botanique élémentaire… (1854-1855)
“ En France, la Fève est devenue aliment, fourrage et engrais. La graine seule se mange telle quelle dans sa jeunesse; mais quand elle est sèche, il faut en enlever la peau en la faisant ramollir dans l'eau; elle prend alors le nom de Fève dérobée; elle est ainsi moins indigeste et bien meilleure, mais les marins et le pauvre peuple la mangent sans cette préparation. C'est un excellent engrais pour les animaux. En temps de disette, on mêle sa farine au pain ; elle sert aussi en cataplasmes émollients. Au XVIe siècle, les élégants l'employaient comme cosmétique. ”
Ph. Thomas-Lefebvre, Musée littéraire et scientifique de l'école et de la famille… (1859-1873)
“ Ainsi, je me suis persuadé que le germe de la fève contenait la racine de la plante et la plante elle-même, et que les lobes de la fève étaient le fond où cette petite plante étai! déjà semée et avait déjà ses racines. Prenez une de ces grosses fèves vertes dont on mange au commencement de l'été, ouvrez-la délicatement, considérez-la attentivement, vous verrez sans microscope une partie de ce que je viens de vous dire ”
J. Bodin, Nos fleurs : petites causeries botaniques (1894)
“ GRAND'MÈRE Ce ne sont pas deux fèves, mais seulement deux moitiés de fève qui se séparent ainsi. Tout ce qui est dans ce que tu appelles un petit sac n'est qu'une seule fève. LE PÈRE Voyez, il n'y a qu'un seul germe entre les deux moitiés ; si nous.les plantions, il ne viendrait qu'un seul pied de fève et pas deux, pieds. JEAN Bien souvent quand j'arrachais de petits chênes qui n'avaient encore que deux ou trois feuilles, j'ai trouvé au bas de leur tige un gland entr'ouvert et les racines s'enfonçaient à droite et à gauche dans les deux moitiés du gland, comme pour les retenir ensemble. ”
Mme de Guercy, L'école du jardin potager, contenant… (1859)
“ FÈVE DE NICE, petite, à longue cosse, hâtive, bonne en vert et pour ragoût; il y a aussi une fève de Windsor très-grosse : la petite fève naine est très-bonne , fort douce et produit abondamment. L'année 1834 a eu la récolte de ce légume nulle : j'ai observé que la petite fève naine a seule résisté à la sècheresse et au brouillard ; son produit est de cinquante pour un, on en nourrit les chevaux avec avantage : elle mérite d'être cultivée. Je dois observer, relativement à toutes les espèces de fèves, qu'elles conservent leur germe de fructification pendant longues années. ”
Jules Pizzetta, Dictionnaire populaire illustré d'histoire naturelle… (1905)
“ La Fève offre deux races ou variétés principales : la Fève de marais et la Férel'ole; la première obtient en général la préférence pour les usages culinaires; l'autre se cultive plus spécialement en grand pour la nourriture des animaux, lesquels ne sont pas moins friands de son herbe verte que des graines. Loin d'épuiser le terrain qui la nourrit, la Fève le rend au contraire plus propre à produire débondantes récoltes de céréales; enfouie en vert, elle est un des meilleurs engrais végétaux que l'on connaisse, et cette pratique agricole date de la plus haute antiquité. ”
Célestin Haraucourt, Leçons élémentaires d'histoire naturelle et d'agriculture… (1894-1895)
“ Une autre espèce de lentille est cultivée comme plante fourragère. Fève. — La fève est cultivée pour ses graines, de forme aplatie, qu'on mange soit vertes, soit réduites en farine. Les principales variétés sont : la fève de marais ou fève domestique, à graines jaunâtres ; la fève rouge, ainsi nommée de la couleur de ses graines. Une variété de fève est cultivée exclusivement pour la nourriture du bétail ; c'est la féverole. On fait manger la plante entière à l'état vert, ou bien les grains secs, récoltés après maturité. ”
Edmond de Goncourt,
Journal des Goncourt
“ Samedi 16 mars.—Une sœur de Théo parlait de l'effet hallucinatoire produit chez elle par les senteurs d'un champ de fèves, et des rêves troubles que ce champ lui faisait monter au cerveau, toute éveillée qu'elle était. Théo, sortant de sa somnolence, dit: La fève est la plante qui touche le plus à l'humanité. ”
Calixte Pagès, L'hygiène pour tous (2e édition… (1903)
“ Fèves. — Si on ne tenait compte que de la valeur nutritive, la fève mériterait peut-être la première place parmi les graines légumineuses ; c'est tout au moins elle qui donne le plus de chair, aussi bien chez l'homme que chez les animaux. ”
Denis-Joseph Vuillemot, Petit dictionnaire de cuisine (1882)
“ FÈVE. Les graines de la fève sont assez digestibles tant qu'elles sont jeunes; mais elles deviennent lourdes lorsqu'elles approchent de leur maturité et qu'on est obligé de les débarrasser de leur peau. Fèues ci la crème. Prenez de petites fèves, ne les dérobez pas, c'est-à-dire ne leur ôtez pas leur peau; faites-les blanchir à l'eau bouillante, jetezles dans l'eau froide, égouttez, passez au beurre à demi-roux avec sel, poivre, persil haché fin et sariette; ajoutez du bouillon, un morceau de sucre et une pincée de farine maniée avec du beurre. ”
Charles de Franciosi, Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1858)
“ C'est aux anciens que nous devons celui qui établit un rapport entre la folie et la floraison des fèves : Lorsque la fève fleurit Le nombre des fous grandit (1) . Abstenez-vous des fèves (2) , prenez garde de vous souil1er. On sait que le contact des morts était considéré comme une souillure. Or, la fève était consacrée aux morts , dans ses fleurs on voyait une sorte de caractères de deuil. Ce sont les dessins noirs sur le blanc de la corolle. Chez les Romains, le flamine ou prêtre de Jupiter ne devait ni toucher, ni même nommer les fèves. ”
Stanislas Martin, Physiologie des substances alimentaires… (1853)
“ La fève est la semence d'une plante annuelle, originaire de la Perse, de la famille des papilionacées; on la cultive actuellement dans toute l'Europe; aux environs de Paris, elle vient abondamment dans les terrains appelés marais. Cette semence est oblongue, légèrement comprimée dans sa forme. Elle est précieuse pour les pau- vres, dont elle est une des ressources pendant l'hiver; on la mange sèche, privée de son enveloppe ; dans cet état, on en fait des purées, des potages ; on l'associe ordinairement avec des aromates et principalement la sarriette, afin d'en rehausser la saveur. ”
André-Napoléon Montpetit, Poissons d’eau douce du Canada
“ FÈVE CUITE La fève cuite (Fava vulgaris) , plus connue sous le nom de fève de marais, est un des bons appâts pour les gros poissons omnivores, et particulièrement pour la carpe. Pour des poissons plus petits, on peut la concasser. Avec la fève, on peut masquer entièrement l’hameçon. On enferre cette graine en passant l’hameçon sous la peau, sans la crever ; la fève cuite, si elle est déjà fendue, ne doit l’être que d’un seul côté. ”
Pierre-Jean-Marie Gaultier, Trente années d'agriculture pratique (1866)
“ Ces principales variétés, dans la grande culture, sont : 1° La féverole gourgane, ou fève de cheval, parce qu'elle lui fournit un très-bon aliment, supérieur à l'avoine ; 2° La fève de marais. C'est la grosse variété qu'on cultive dans les jardins. La fève peut aussi être enterrée à l'époque de sa fleur, pour servir d'engrais végétal ou être fauchée pour fourrage. Elle est très-robuste, surtout la première variété ; aussi peut-on la semer de très-bonne heure, même dans les terres compactes. ”
Arthur Mangin,
Les Plantes utiles, par Arthur Mangin…
(1886)
“ La FÈVE (Faba) appartient à la tribu des Viciées. Ne prenez pas en mauvaise part ce nom, dérivé, non du latin vitium, mais, selon les uns, de vesci, se nourrir, à cause des qualités nutritives de la graine; selon d'autres, de vincire, lier, à cause de la facilité avec laquelle les Viciées s'enlacent et s'enroulent aux plantes voisines. Quoi qu'il en soit, les Fèves sont des plantes à tige simple, haute d'environ cinquante centimètres, à feuilles ailées composées de quatre ou six folioles ovales, à fleurs blanches tachées de noir, réunies à deux ou trois sur un seul pédoncule. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ L’odeur suave des fleurs de la fève les a fait employer en parfumerie sous forme d’eau distillée. On se sert de cette eau comme de cosmétique, ainsi que de la farine des fèves à laquelle on a attribué la propriété de faire disparaître les taches de rousseur. On sait combien la femme est crédule quand il s’agit d’accroître, de conserver ou de retrouver sa beauté. En Angleterre, on fait cuire les fèves avec du miel, et on les emploie comme appât pour prendre le poisson. ”
Nicolas Martin, Poésies de N. Martin (1867)
“ Dans ce pays de forte fève, Vous entourez l'enclos dormant Et le champ de lin & de fève Comme un naïf encadrement. Vous êtes de généreux arbres Et ne conservez rien pour vous. L'hiver, on croit voir de blancs marbres Quand la neige a comblé vos trous. La hache, aux derniers jours d'automne, A coupé votre frondaison ; Seule alors, la chouette entonne, De vos flancs meurtris , sa chanson. Mais, dès avril, vos fronts bourgeonnent, Et, pressés de s'épanouir , Vos jets verts en tous sens rayonnent Pour quiconque veut en jouir. Pour l'enfant, qui tresse en corbeille L'osier gracieux & pliant ”
P. Francq, Promenades dans les champs, ou Visites à la ferme et à l'exploitation de M. Dumont (1865)
“ Cette nourriture est connue dans le département du Nord sous le nom de miture ou mouture. La fève donne aux chevaux plus de force que l'avoine ellemême. Dans les moments de grande fatigue, lorsque ces pauvres bêtes n'ont plus ni repos, ni trêve , une ration de fèves, le soir, au retour des champs, répare leurs forces et leur donne une nouvelle ardeur pour le travail. Les fèves et les féveroles sont quelquefois cultivées pour servir de fourrage. ”
Le livre de la ferme et des maisons de campagne… (1872)
“ Les deux premiers insectes sont ceux que nous redoutons le plus. Emploi de la fève. - Ainsi que nous 1 avons deja vu on consomme la fève en gousse verte, en grains tendres que l'on mange crus à la manière des radis en les trempant dans le sel, en grains développés et même en feuille, au moment du pincement. Quelquefois, dans les campagnes, on mange les fèves sèches et cuites, mais c'est un mets grossier. Quelle que soit la préparation a laquelle on soumet les fèves, il doit y entrer un peu de sarriette. Les tiges vertes et même desséchées conviennent aux vaches et aux chevaux. ”
Jane Dieulafoy,
La Perse, la Chaldée et la Susiane
“ Ma quiétude est de courte durée. Tout à coup je crois être le jouet d’un cauchemar. Quels sont les animaux que j’aperçois sur le sol et ceux qui se promènent sur ma figure ?Je suis couverte de punaises laissées par les précédents propriétaires ; d’énormes araignées dont le corps est presque de la grosseur d’une fève sont descendues le long des murs de terre et courent sur le sol. Je me précipite vers la porte, j’arrache le rideau sur lequel j’avais fondé de si grandes espérances. ”
Eugène Grollier, Traité d'agriculture à l'usage des écoles et des autres établissements d'instruction publique… (1853)
“ De la culture des plantes dont on mange les graines. - Fèves. - Haricots, — Lentilles. — Pois. Fèves. - Les espèces de fève les plus gros- ses sont : la fève ordinaire et la fèv.c de Windsor. Parmi les petites, on distingue la naine rouge, la naine hâtive, la fève violette et celle à longue cosse , qui, pour cette raison , comme le dit Vilmorin, peut mériter la préférence. Les fèves se plaisent dans un sol substantiel et un peu humide : on les sème en rayons, à la profondeur de huit à douze centimètres; on peut semer pendant tout le printemps ”
Victor Sébastian, L'Agriculture moderne, encyclopédie de l'agriculteur… (1901)
“ On récolte les gousses vertes de la fève au fur et à mesure de leur développement ou bien en pleine maturité, quand les tiges, les feuilles et les gousses situées au bas de la tige ont pris une teinte noirâtre. On coupe à la faucille, puis on met en moyettes. La féverole a à peu près les mêmes exigences culturales que la fève ; elle aime les terrains argileux frais et de bonne qualité. Les semailles se font en lignes espacées de 35 à 40 centimètres. ”
Jean-Baptiste Fonssagrives, Hygiène alimentaire des malades… (1867)
“ La fève anglaise de Windsor et la fève verte de la Chine sont les plus savoureuses. On les mange bouillies, accommodées à la crème ou en purée. Quoique Hippocrate et Galien aient considéré les fèves comme étant de facile digestion, en opposition avec l'opinion ancienne qui les accusait de produire des rêves fâcheux et d'engendrer des accès de folie, les malades feront bien de se constituer pythagoriciens à l'endroit des fèves ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Plante de la famille des légumineuses, dont la semence est comestible ; graine de la même plante : Un champ de fèves. Un plat de fèves. Isidore prétend que les fèves ont été le premier légume dont les hommes ont fait usage. (V. de Bomare.) || Nom vulgaire du cotylédon ombilic, des fruits du mimosa grimpant, de quelques autres plantes et d’un grand nombre de semences diverses. || Fève au Bengale, Fruit du mirobolan citrin. || Fève du Calabar, Plante légumineuse du Calabar, en Afrique, qui est un poison, mais qui est aussi un antidote contre la belladone. ”
G. Gailhard, Catéchisme agricole, destiné spécialement à l'enseignement de l'agriculture dans les écoles… (1868)
“ D. N'y a-t-il pas plusieurs espèces de fèves ? Jl. Il yen a plusieurs espèces; mais la fève commune, ou fève des marais, est celle qui est le plus cultivée dans nos pays. D. Quel est le sol qu'il lui faut ? R. Les terres fortes lui plaisent plus particulièrement. D. Comment la cultive-t-on ? R. On la sème, en lignes ou en touffes écartées de 50 centimètres, après les dernières gelées de l'hiver ; puis on herse et on roule fortement. Lorsque les pousses ont atteint 8 ou 40 centimètres, on bine et on butte légèrement le pied, opération qui doit être répétée plusieurs fois. ”
Gustave Heuzé, Les plantes légumières cultivées en plein champ… (1898)
“ Les labours que l'on opère dans les marais desséchés ne sauraient être trop profonds. J'ai dit précédemment que la fève avait une racine unique pivotante. Or, quand, par suite d'une bonne préparation, elle peut pénétrer sa racine profondément dans la couche arable, les grandes sécheresses lui sont toujours moins nuisibles ; et, d'un autre côté, à cause de sa grande vitalité, elle est moins sujette à être attaquée par les pucerons. ”
