Résumé

Pierre Vinçard,  Le Banquet des sept gourmands, roman gastronomique… (1853)

“ Ah ! si vous aviez mon âge, et, permettez-moi de le dire, mon expérience, vous sauriez qu'il n'est rien au-dessus d'un bon dîner, et que, pour peu qu'on ait de l'appétit, il n'est pas de pareil bonheur. Qu'est-ce que l'amour, qu'est-ce que la gloire, qu'est-ce que la philosophie, lorsqu'on les compare à une table bien servie? Rien, rien, monsieur. « L'homme est né pour manger, » dit la Bible...
— Je vous demande pardon, monsieur Grimardias,
répliqua Tristan, vous faussez le texte de l'Écriture, qui
dit : « L'homme est né pour travailler comme l'oiseau
pour voler. »
”
Source : Gallica

Pierre Vinçard,  Le Banquet des sept gourmands, roman gastronomique… (1853)

“ «Le chocolat n'est plus avec moi comme il était. La mode m'a entraînée, comme elle fait toujours. Tous ceux qui m'en disaient du bien m'en disent du mal ; on le maudit, on l'accuse de tous les maux qu'on a; il est la source des vapeurs et des palpitations ; il vous flatte pour un temps, et puis vous allume tout d'un coup une fièvre continue qui vous conduit à la mort. »
— Et le thé, d'où vient-il? demanda l'impitoyable M.Martin.
— De la Chine et du Japon, répondit M. Grimardias. C'est un arbuste qui atteint une hauteur de six à sept pieds.
”
Source : Gallica

Pierre Vinçard,  Le Banquet des sept gourmands, roman gastronomique… (1853)

“ M. Grimardias, enchanté de la ruse qu'il venait d'employer pour faire taire le misanthrope, reprit sa lecture au milieu du plus profond silence.
« Au mariage de Charles IX, dit-il, on joua deux entremets (intermèdes) représentant le siége de Troie.
» Ce même roi étant allé dîner chez un gentilhomme, le plafond s'entr'ouvrit à la fin du repas, et un gros nuage en descendit avec un effroyable vacarme, imitant le bruit du tonnerre; ce nuage creva, et il en sortit une grêle de dragées et une odeur parfumée qui se répandit dans toute la salle.... »
”
Source : Gallica

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