Brillat-Savarin

Brillat-Savarin

Résumé

Portrait de Brillat-Savarin Brillat-Savarin Physiologie du goût (1825)

Le goût n’est pas si richement doté que l’ouïe ; celle-ci peut entendre et comparer plusieurs sons à la fois : le goût, au contraire, est simple en activité, c’est-à-dire qu’il ne peut être impressionné par deux saveurs en même temps.
Mais il peut être double, et même multiple par succession, c’est-à-dire que, dans le même acte de gutturation, on peut éprouver successivement une seconde et même une troisième sensation, qui vont en s’affaiblissant graduellement, et qu’on désigne par les mots arrière-goût, parfum ou fragrance
Source : Wikisource

Portrait de Brillat-Savarin Brillat-Savarin Physiologie du goût (1825)

De toutes les puissances médicales, le régime est la première, parce qu’il agit sans cesse, le jour, la nuit, pendant la veille, pendant le sommeil ; que l’effet s’en rafraîchit à chaque repas, et qu’il finit par subjuguer toutes les parties de l’individu. Or, le régime anti-obésique est indiqué par la cause la plus commune et la plus active de l’obésité, et puisqu’il est démontré que ce n’est qu’à force de farines et de fécules que les congestions graisseuses se forment, tant chez l’homme que chez les animaux
Source : Wikisource

Portrait de Brillat-Savarin Brillat-Savarin Physiologie du goût (1825)

L’heure venue, on dînait tant qu’on pouvait : mais le poisson et les légumes passent vite ; avant cinq heures on mourait de faim ; on regardait sa montre, on attendait, et on enrageait tout en faisant son salut.
Vers huit heures, on trouvait, non un bon souper, mais la collation, mot venu du cloître, parce que, vers la fin du jour, les moines s’assemblaient pour faire des conférences sur les Pères de l’Église, après quoi ou leur permettait un verre de vin.
À la collation, on ne pouvait servir ni beurre, ni œufs, ni rien de ce qui avait eu vie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature