Jean Anthelme Brillat-Savarin,
Physiologie du goût
(1825)
“ Si vous pouvez répondre affirmativement à ces questions, vous êtes dignes du professeur, et vous pouvez dîner avec lui. Si, au contraire, la nature marâtre vous a donné un estomac de papier mâché, si votre appétit n’est qu’une velléité toujours près de s’éteindre, fuyez, profanes ; quittez le paradis des gourmands ; parcourez les provinces qui n’en sont encore qu’au moyen âge de la gastronomie, et gorgez-vous des pommes de terre de la Flandre ou de la Lorraine, du Sauer-kraut de Strasbourg, des gaudes de la Franche-Comté, des gros de la Bretagne, ou de la polenta de la Corse. ”

