Résumé

César Gardeton De l'abstinence des alimens, ou Du jeûne… (1821)

Au lieu de se faire pendant la nuit ou dans la matinée suivante, la digestion du dîner serait terminée dès le soir, et le corps affaibli ne permettrait ni un bon sommeil, ni une assimilation parfaite. La collation et le dîner sont donc restés ; et l'on voit que l'exercice de la matinée doit faciliter l'élimination des fluides viciés; que le repas du soir soutient l'estomac sans le fatiguer ; que le dîner est assez copieux pour nourrir dans les jours de jeûne; enfin que ce régime a sur-tout l'effet de rompre l'habitude par la diminution des alimens et par la suppression du déjeûner.
Source : Gallica

César Gardeton De l'abstinence des alimens, ou Du jeûne… (1821)

Nous verrons qu'en effet les alimens fortement épicés , ou trop fades, d'une saveur trop ou trop peu variée , sont également indigestes , et qu'en même temps ils altèrent l'activité de ces sens. Tout le monde sait que le goût s'éteint faute d'être assez excité , comme quand on ne prend que des alimens peu sapides et peu variés ; qu'il s'use par l'abus des substances stimulantes, en aliment comme en boisson ; ou enfin qu'il devient irrégulier par la trop grande variété des saveurs. Il en est ainsi de l'odorat , de la soif et de la faim.
Source : Gallica

César Gardeton De l'abstinence des alimens, ou Du jeûne… (1821)

Le carême est le seul moyen que l'hygiène ait à leur opposer dans cette circonstance. Il n'en est point de plus approprié aux causes qu'il faut combattre et aux ressources de la nature, puisque le jeûne ainsi soutenu facilite la digestion et l'assimilation ; qu'il empêche l'exaltation des sens et l'effervescence des humeurs; qu'il
favorise le jeu de tous les organes, et qu'il les maintient dans le meilleur ordre.
Source : Gallica

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