Nicolas Andry de Boisregard, Traité des aliments de carême
“ On devoit dire, noïé par l’abondance d’un suc insipide & aqueux : car c’est-là proprement la qualité du suc qui se trouve dans le poisson : le suc veritablement savoureux & moëleux, est celui de la viande : nous en appellons au goût, le meilleur juge qu’on puisse consulter en cette rencontre. Le suc du poisson, continuë l’Anonyme, est de la nature d’une lymphe, ou d’une gelée legerement épaissie, comme seroit celle qui entretient la vie : il est ami de tous les visceres, proportionné à toutes les liqueurs de nôtre corps, analogue aux esprits mêmes. ”
