Suc nerveux

Définition et enjeux

Antoine Poissonnier-Desperriéres Traité des maladies des gens de mer… (1780)

Le suc nerveux participoit sans doute à la dépravation générale: peut-être étoit-il lui-même le premier affecté du moins voyons-nous souvent que des substances animales parvenues à un haut degré de pourriture , que les alkalis volatils trop tenus & trop rapprochés tuent & suffoquent sur le champ les animaux qui se trouvent dans la sphère de leur mouvement, & cela, je pense, en affectant trop vivement les nerfs & les esprits, & en portant jusque dans le cerveau un trouble, un désordre qui suspend tout-à-coup , & pour toujours, les fondions de cet organe essentiel.
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

Tout ce qui peut empêcher la circulation de ce suc dans les différentes parties de l’arbre, le rend malade. Il languit, & si le mal continue, il meurt.
☞ Un suc trop abondant peut crever les vaisseaux. Alors il se fait des épanchemens pernicieux, ou bien il n’a pas assez d’espace pour couler, il s’arrête. Le suc qui monte continuellement des racines, occupe peu-à-peu les trachées, empêche l’action de l’air : l’arbre meurt suffoqué.
☞ Le manque de sucs produit le même effet. Les fibres destituées d’humeurs se resserrent, se dessechent, & deviennent incapables de recevoir de nouveaux sucs.
Source : Wikisource

Portrait de Lucrèce Lucrèce De la nature des choses

Quand l’air a dispersé la douce odeur du baume,
Quand s’est perdu le suc enfermé dans le fruit,
Le volume à nos yeux n’en paraît point réduit ;
Le poids n’a pas changé ; parce que les aromes
Et les sucs sont formés d’impalpables atomes.
Source : Wikisource

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