Louis Cousin-Despréaux

Élements biographiques

Louis Cousin-Despréaux Les leçons de la nature, ou L'histoire naturelle présentée à l'esprit et au coeur (1875)

La forme extérieure du chat est, en général, jolie et agréable: ses proportions sont bien prises, et sa physionomie surtout exprime un air de finesse. Mais entre-t-il en fureur, cette mine si douce, si fine, se change tout d'un coup. Sa bouche s'ouvre, ses yeux s'enflamment, ils étincellent; son poil se hérisse, toute sa physionomie n'offre plus qu'un air féroce et furieux : ses cris sont effrayants, ses mouvements rapides, ses griffes sortent de leurs gaines; il est prêt à tout déchirer. Alors rien ne l'épouvante : un animal plus fort est loin de l'intimider.
Source : Gallica

Louis Cousin-Despréaux Les leçons de la nature, ou L'histoire naturelle présentée à l'esprit et au coeur (1875)

Le règne végétal en a éprouvé la bienfaisante vertu, et la terre s'est couverte d'herbe. Toute sa surface en est renouvelée et embellie. Point de champs cultivés qui, dans le lointain, ne présentent à l'œil un spectacle enchanteur, et, de près, des fleurs innombrables qui charment l'odorat.
Les pâturages sont arrosés, et les coteaux se parent d'une riante verdure : les campagnes retentissent de cris de joie et de chants d'allégresse; les louanges et les actions de grâces de toute la nature s'élèvent jusqu'au ciel. Chaque oiseau nous répète son hymne avec plus ou moins de mélodie.
Source : Gallica

Louis Cousin-Despréaux Les leçons de la nature, ou L'histoire naturelle présentée à l'esprit et au coeur (1875)

Qui, dans ces moments où les ardeurs du soleil embrasent l'atmosphère, n'a pas désiré d'être assis au pied d'un arbre, dont le feuillage épais pût lui servir d'abri, et lui laisser respirer un air plus frais ! Quel homme si ingrat, lorsqu'il a rencontré un ombrage propice, n'a pas béni le Dieu de la nature! Tranquillement étendu sur le gazon qui tapisse le pied de cet arbre bienfaisant, il voit en quelque sorte voltiger au-dessus de sa tête ce pavillon mobile, pendant que ses membres fatigués reposent mollement sur un lit de verdure.
Source : Gallica

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