Eugène Mouton,
Les vertus et les grâces des bêtes…
(1895)
“ Dans ses soubresauts convulsifs, elle ébranle la toile au milieu de laquelle se tient le monstre. Dès que celui-ci a compris, aux secousses de son filet, que la mouche est bien prise, il se précipite sur elle, la saisit entre ses pattes, et alors, comme un bourreau soigneux, l'enlace dans des milliers de fils invisibles. La pauvre mouche veut en vain se débattre : peu à peu ses mouvements s'arrêtent, et bientôt, emmaillotée dans une poche étroite, elle est emportée, suspendue à un fil par l'araignée, qui la tue d'un coup de dent sur l'épaùle et lui dévore ensuite les entrailles. ”
