Victor Rendu

Élements biographiques

Victor Rendu,  Moeurs pittoresques des insectes (1884)

“ C'est alors une vive alternative de mouvements en avant pour détacher de nouveaux matériaux, et de mouvements de recul pour balayer au dehors les déblais. Dans ce va-et-vient précipité, le Sphex ne marche pas; il s'élance comme poussé par un ressort ; il bondit, l'abdomen palpitant, les antennes vibrantes, tout le corps, enfin, animé d'une sonore trépidation. Voilà le mineur dérobé aux regards; on entend encore sous terre son infatigable chanson, tandis qu'on entrevoit par intervalles ses jambes postérieures, poussant à reculons une ondée de sable jusqu'à l'orifice du terrier. ”
Source : Gallica

Victor Rendu,  La basse-cour (1873)

“ Rien de joli comme de les voir pittoresquement groupés autour de cette bonne mère de famille : c'est à qui se mettra à la fenêtre à travers un bout d'aile, et montrera sa petite tête éveillée, entièrement caché, du reste, sous le plastron maternel ; quelques-uns lui becquètent le cou, tandis que d'autres, plus audacieux ou plus aventurés, trônent fièrement sur son dos; la poule se prête à tout, supporte tout, elle est entièrement absorbée dans sa chère couvée. ”
Source : Gallica

Victor Rendu,  Moeurs pittoresques des insectes (1884)

“ La boule une fois hors du précipice, le pilulaire se dirige vers l'emplacement que lui a révélé son instinct et se met à fouir. Rien ne lui manque pour cette dernière opération ; ses jambes, largement dentées, font l'office de pioche; la fosse est promptement creusée, le pilulaire y fait entrer sa boule; ses longues jambes postérieures, pourvues de brosses, agissent à la manière de balais ; elles accumulent la terre au-dessus du trou, qui disparaît en un clin d'œil; la larve n'a plus qu'à éclore : sa nourriture est prête et l'attend à son réveil. ”
Source : Gallica

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