Jean-Henri Fabre,
Les Auxiliaires
“ Un cri de guerre se fait entendre, l’aigle part avec la rapidité de l’étoile qui file ou de l’éclair qui resplendit. Le cygne voit son bourreau, abaisse le cou, décrit un demi-cercle, et manœuvre, dans l’agonie de sa crainte, pour échapper à la mort. Une seule chance lui reste, c’est de plonger dans le courant ; mais l’aigle prévoit la ruse : il force sa proie à rester dans l’air en se tenant sans relâche au-dessous d’elle et en menaçant de la frapper au ventre et sous les ailes. Cette profondeur de combinaison, que l’homme envierait à l’oiseau, ne manque jamais d’atteindre son but. ”

