Jean-Henri Fabre,
Les Ravageurs
(1870)
“ L’argus, si beau maintenant avec ses ailes d’un bleu céleste, était d’abord une pauvre chenille velue ; le splendide machaon a débuté par être une chenille verte rayée de noir en travers, avec des points roux sur les flancs ; l’élégante zeuzère, si bien parée que les jardiniers la nomment la coquette, est en débutant la misérable chenille que vous savez. De cette abjecte vermine, la métamorphose fait les papillons, ces délicieuses créatures avec lesquelles les fleurs peuvent seules rivaliser d’élégance. Vous savez tous le conte de Cendrillon. ”
