Collectif, Revue des Deux Mondes
“ ANTIOCHE ET LA TRAVERSÉE DU TAURUS XVII. — ANTIOCHE Au seuil d’Antioche, sur le pont de l’Oronte, un homme s’approcha rapidement de notre voiture, nous nomma et se nomma. Il tenait à la main une lettre des Pères Capucins, une invitation à venir loger chez eux. Depuis deux jours, il nous attendait là. Nous le suivîmes. L’humble maison de bon accueil ! Quelle amitié nous y reçut ! Pauvreté, silence, gentillesse, tout y touchait le cœur et reposait des voyageurs exténués. La petite cellule respirait la saine odeur d’un large lavage au pétrole, qui fut répété chaque matin. ”
