Diderot, L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Si l’objet est vraiment beau, l’admiration dure ; si la beauté n’étoit qu’apparente, l’admiration s’évanoüit par la réflexion ; si l’objet est tel, que plus nous l’examinons, plus nous y découvrons de perfections, l’admiration augmente. Nous n’admirons gueres que ce qui est au-dessus de nos forces ou de nos connoissances. Ainsi l’admiration est fille tantôt de notre ignorance, tantôt de notre incapacité : ces principes sont si vrais, que ce qui est admirable pour l’un, n’attire seulement pas l’attention d’un autre. Il ne faut pas confondre la surprise avec l’admiration. ”
