Résumé

L’Encyclopédie/1re édition/Tome 1

La premiere chose qu’il faut observer, c’est d’avoir la tête droite, comme Ciceron le recommande. La tête trop élevée donne un air d’arrogance ; si elle est baissée ou négligemment panchée, c’est une marque de timidité ou d’indolence. La prudence la mettra dans sa véritable situation. Le visage est ce qui domine le plus dans l’action. Il n’y a, dit Quintilien, point de mouvemens ni de passions qu’il n’exprime : il menace, il caresse, il supplie, il est triste, il est gai, il est humble, il marque la fierté, il fait entendre une infinité de choses. Notre ame se manifeste aussi par les yeux.
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L’Encyclopédie/1re édition/Tome 1

L’ancienne Académie doutoit de tout ; elle porta même si loin ce principe, qu’elle douta si elle devoit douter. Ceux qui la composoient eurent toûjours pour maxime de n’être jamais certains, ou de n’avoir jamais l’esprit satisfait sur la vérité des choses, de ne jamais rien affirmer, ou de ne jamais rien nier, soit que les choses leur parussent vraies, soit qu’elles leur parussent fausses. En effet, ils soûtenoient une acatalepsie absolue, c’est-à-dire, que quant à la nature ou à l’essence des choses, l’on devoit se retrancher sur un doute absolu.
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L’Encyclopédie/1re édition/Tome 1

Si l’objet est vraiment beau, l’admiration dure ; si la beauté n’étoit qu’apparente, l’admiration s’évanoüit par la réflexion ; si l’objet est tel, que plus nous l’examinons, plus nous y découvrons de perfections, l’admiration augmente. Nous n’admirons gueres que ce qui est au-dessus de nos forces ou de nos connoissances. Ainsi l’admiration est fille tantôt de notre ignorance, tantôt de notre incapacité : ces principes sont si vrais, que ce qui est admirable pour l’un, n’attire seulement pas l’attention d’un autre.
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