Aboi

Définition et enjeux

Edmond Huguet,  Dictionnaire de la langue française du seizième siècle

“ D’abac ou d’aboc. De côté ou d’autre. — Je responds, Si Bon Temps peut passer les pons, Qu’il viendra d’abac ou d’aboc, De deçà ou delà des monts. Anc. Poés. franç., IV, 138.
Abai, Aboi. Aboiement. — L’escolier... ainsi que Clairet faisoit encores : Hap ! hap ! luy va respondre en un abbay de ces clabaux de village : Hop ! hop ! hop ! Des Periers, Nouv. Recr., 54. — Il n’y a non plus de raison en son dire qu’à l’abbay d’un chien. Calvin, Response à un Holandais, (IX, 598) . — Tu le fus emportant [un chevreau] Maugré l’abai de Volmont abaiant, Vauquelin de la Fresnaye, Foresteries, I. 6.
”
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Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ On dit proverbialement, Aboyer à la lune ; pour dire, Crier inutilement contre un plus puissant que soi. On dit aussi, tout chien qui aboie ne mord pas ; pour dire, Que ceux qui menacent souvent ne font pas grand mal. Jamais bon chien n’aboie à faux ; pour dire, qu’un homme sage ne menace pas sans raison, & qu’un habile homme ne manque pas son coup.
☞ ABOYEUR. s. m. Latrator. Qui aboie. On appelle Aboyeurs, une sorte de chiens pour le sanglier, qui aboient devant lui sans l’approcher.
”
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