Résumé

Edmond Huguet Dictionnaire de la langue française du seizième siècle

On a rapproché le mot d’un autre avec lequel il avait quoique ressemblance de forme, mais qui appartenait à un radical différent.
Tel a été le cas de soufreteux, pour soufraiteux, adjectif dérivé de soufraite, qui signifiait manque, privation, dénuement. On était soufreteux d’argent, de blé, ou bien soufreteux, sans déterminant, s’employait dans le sens que nous donnons à indigent : Le souffreteux est miserable, Et le trop riche est enviable. Pussé-je vivre entre les deux ! Baïf, 1er L. des Mimes. — Soufreteux a été rapproché à tort de souffrir.
Source : Wikisource

Edmond Huguet Dictionnaire de la langue française du seizième siècle

Quand cette pièce d’acier, adaptée à une arme à feu, sert à faire sortir du silex l’étincelle qui doit enflammer la poudre, l’arme tout entière, le mousquet à fusil, prend le nom de cet objet caractéristique, et, sans perdre entièrement son autre sens, le mot fusil s’attache particulièrement à ce sens nouveau. Aussi quand le silex et la pièce d’acier disparaissent, le fusil moderne conserve un nom qui n’est plus justifié.
Source : Wikisource

Edmond Huguet Dictionnaire de la langue française du seizième siècle

Une chasse morte, c’était une chose qui ne comptait pas, un coup perdu, une entreprise manquée, un événement qui n’avait pas de suite. On gagnait ou on perdait une chasse selon qu’on lançait la balle avec plus ou moins de succès que l’adversaire gagner une chasse signifiait donc emporter un avantage. Au jeu de boules, tenir pied à boule, c’était tenir le pied posé près de l’endroit où la boule s’était arrêtée ; au figuré, ne pas s’écarter d’un lieu, ou bien rester attaché avec persévérance à une occupation, à un travail.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature