Résumé

Jean Calvin Commentaires de Jehan Calvin sur le livre des Pseaumes… (1859)

Vray est que quand le ciel est clair et tranquille, on voit là assez de signes de la majesté de Dieu : mais pource que les hommes n'eslèvent point leurs sens à la considérer, sinon qu'il descende vers eux de plus près, David pour nous mieux toucher et plus vivement, récite les changemens soudains qui ont accoustumé de nous esmouvoir et effrayer : et introduit Dieu maintenant vestu d'une nuée obscure, maintenant brouillant l'air de tourbillons, maintenant le fendant par la roideur impétueuse des vens, maintenant jettant esclairs, maintenant combatant par graisles et foudres.
Source : Gallica

Jean Calvin Commentaires de Jehan Calvin sur le livre des Pseaumes… (1859)

Dont nous recueillons qu'il n'y a point d'autre manière de réconciliation, sinon quand nostre propre conscience nous navre, afflige et tormente d'une inquiétude continuelle, jusques à ce que Dieu nous soit fait propice, pour nous rendre tranquilles par le goust de sa miséricorde. Alors nous demandons à bon escient à Dieu qu'il nous pardonne, quand l'énormité de nos forfaits qui se présente devant nos yeux, engendre quant et quant en nous frayeur et espovantement.
Source : Gallica

Jean Calvin Commentaires de Jehan Calvin sur le livre des Pseaumes… (1859)

Car quant à ce qu'il oppose au salut de Dieu le salut des hommes, qui est une chose qui ne se trouve point, c'est une manière de parler impropre : car d'autant que follement nous imaginons et nous forgeons divers saluts en ce monde, David par une manière de concession, accorde à nos imaginations le nom de la chose vraye. Car jà soit que Dieu se serve quelquesfois des hommes pour nous maintenir et préserver, ce n'est pas à dire qu'il leur vueille résigner son office, ou les revestir de ses despouilles.
Source : Gallica

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