Adoption divine

Définition et enjeux

Fulcran Vigouroux Dictionnaire de la Bible - Vigouroux

Ce que nous venons de dire de ce privilège admirable de l’adoption divine, ou de la filiation divine adoptive, conféré à tous les justes, ne peut s’appliquer à Jésus-Christ, qui, étant Dieu et homme, est purement et simplement Fils naturel de Dieu, et non pas Fils adoptif. Comme la filiation ne peut convenir qu'à une personne, et qu’en Jésus-Christ il n’y a qu’une personne, celle du Verbe, il ne peut y avoir en lui qu’une seule filiation, la filiation naturelle, en vertu de laquelle Jésus-Christ est Fils naturel de Dieu.
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Luc., i, 32, 35. Si ces termes étaient isolés, on pourrait se demander s’il ne faut pas les entendre d’une filiation par adoption. Mais le contexte indique en quel sens autrement précis l’enfant sera Fils de Dieu. Il n’aura point de père sur la terre. Avis est donné à Marie que cette naissance sera l’œuvre du Saint-Esprit, du Très-Haut, Luc, 1, 35, et à Joseph que l’enfant à naître de Marie est du Saint-Esprit. Matth., i, 20. L’adoption divine suppose un être déjà existant, qu’elle élève à un degré de particulière et surnaturelle union avec Dieu.
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Enfin, si nous sommes fils de Dieu, nous sommes ses héritiers : c’est qu’en effet, comme nous l’avons observé dans la première partie de cet article, toute véritable adoption entraîne en faveur de l’adopté le droit à la succession du père adoptif. Or saint Paul nous apprend qu’il en est de même pour l’adoption divine : « Si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Jésus-Christ. »
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