Joseph Wilbois, Le Cameroun : les indigènes, les colons… (1934)
“ Dans un tel milieu, ces Noirs au corps souple et au rire simple, si audacieux pour monter aux arbres, chasser les fauves et se lancer en pirogues sur les rapides, à propos d'une aile frôlée ou d'une ombre vue en songe, sont pris de folles terreurs. On marche en faisant attention à la plante qu'on foule, aux gens qu'on voit, aux mets qu'on touche, aux mots qu'on prononce, au cri d'un oiseau, dans un air chargé de pièges subtils, comme un plongeur qui risque à tout moment d'avoir à se débattre contre des requins, des pieuvres, des algues et des filets. ”
