Pénitente

Définition et enjeux

Louis Mathurin Moreau-Christophe,  Rapport à M. le Cte de Montalivet… (1839)

“ Depuis que le principe pénitentiaire a pris rang dans la législation pénale et dans la discipline des prisons de plusieurs états modernes, le nom en a été adopté en France comme l'expression collective de toutes les réformes qu'appelle le régime actuel de nos prisons. Ainsi entendu, l'adjectif pénitentiaire reçoit un sens que son étymologie lui refuse; car il signifie, dans son sens propre, réforme fondée sur le repentir. Le repentir du coupable n'est que l'effet possible de la peine ”
Source : Gallica

Jérôme-Léon Vidal,  Observations sur un projet de loi pénitentiaire… (1863)

“ Il est d'ailleurs évident, pour tous les hommes de bonne foi, que le prisonnier, voyant fermer sur lui la porte ferrée de sa cellule, cachot éclairé, mais cachot, livré à ses réflexions, seul avec lui-même, en face de sa conscience, de sa faute, avec la certitude de la peine et de l'infamie, peine morale plus terrible encore pour ceux qui ne sont pas encore tout à fait corrompus , sans distraction qui l'arrache à son affreux désespoir, doit avoir plus de tendance à mourir que s'il n'était pas seul. ”
Source : Gallica

Charles Lucas,  De la réforme des prisons, ou De la théorie de l'emprisonnement… (1836-1838)

“ Il y a une différence profonde qui sépare la vie ascétique du couvent, du régime intérieur du pénitencier. Ici c'est l'empire de la vocation, là celui de la contrainte ; ici c'est une renonciation au monde volontaire et éternelle, là c'est sa privation forcée et temporaire. Le système pénitentiaire doit rendre des hommes corrigés à ce monde, et non des repentans à l'autre. Il y a tout l'intervalle des deux mondes entre les deux systèmes ; il y a toute la distance du point de vue de la vie future à celui de la vie sociale. ”
Source : Gallica

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