Edouard Teisseire, La transportation pénale et la relégation d'après les lois des 30 mai 1854 et 27 mai 1885… (1893)
“ Le criminel, ce vieux cheval de retour, appelle de tous ses voeux la peine de la transportation, parce qu'il sait, à l'avance, tous les avantages qu'il aura à être forçat ; il sait, par avance, qu'il aura là-bas, sur ces lointains parages, ce qu'il n'aurait jamais eu, dans la réclusion, en France : la liberté, d'abord, une famille ensuite, un patrimoine enfin. Voilà ce qui le tente, voilà ce qui le pousse au crime : l'existence assurée dans l'assassinat, la liberté assurée jusque dans les fers, la fortune en récompense de ses horribles forfaits. ”
