Résumé

Paul Tournade Commentaire de la loi sur les récidivistes (1885)

Ce qui fait de la relégation une peine véritablement accessoire, c'est qu'elle n'a pas pour but, comme toute peine principale, la punition du coupable, mais avant tout sa mise hors d'état de nuire. Si donc, à raison des circonstances, on considère qu'un individu relégué est inoffensif à l'état de liberté on n'a aucune raison et par conséquent aucun droit de l'enfermer pendant certaines heures pour le forcer à travailler, de même que l'on n'aurait pas songé un instant à priver les relégués de leur liberté la plus absolue si on avait jugé cette liberté compatible avec la sécurité publique.
Source : Gallica

Paul Tournade Commentaire de la loi sur les récidivistes (1885)

Au point de vue de la répression, les longues peines d'emprisonnement deviennent inutiles : la réforme du Code pénal s'impose donc. Si l'emprisonnement devient court, il faut qu'il soit un châtiment véritablement afflictif et moralisateur : le système cellulaire, réclamé depuis longtemps à ce titre, ne doit plus rencontrer d'adversaires. Enfin, dans un ordre d'idées encore plus élevé, les lois sur la protection de l'enfance et sur les moyens de prévenir la récidive forment avec la loi sur la relégation, un ensemble dont aucune partie ne peut être impunément négligée.
Source : Gallica

Paul Tournade Commentaire de la loi sur les récidivistes (1885)

Il va de soi que la loi serait véritablement barbare, si elle exposait un malade, si peu intéressant qu'il soit, à une mort certaine, en rendant sa relégation obligatoire avant sa convalescence ; la même raison s'applique avec plus de force encore aux relégués atteints d'infirmités incurables, car à la raison d'humanité vient se joindre la raison d'intérêt, la colonisation n'ayant qu'à souffrir de la relégation d'un individu qui, s'il ne meurt pas, ne produira jamais et coûtera toujours.
Source : Gallica

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