E. Cambon, Des condamnations pénales envisagées dans leurs conséquences non prévues par le Code pénal… (1899)
“ Toute condamnation correctionnelle à une peine d'emprisonnement a pour résultat de permettre au ministre des Cultes de relever de ses fonctions le trésorier qui a été condamné. Si les deux premiers cas de révocation s'expliquaient naturellement, celui-ci, dans sa très grande généralité, semble exagéré. Comment assimiler au voleur l'individu qui, dans un mouvement de colère et d'emportement, a insulté un agent de la force publique et s'est vu, malgré ses bons antécédents, condamner à six jours de prison? Il est coupable, sans aucun doute, mais non pas au point de se voir flétrir semblablement. ”
