Mort civile

Définition et enjeux

Léobon Valéry Léon Jupile Larombière,  Théorie et pratique des obligations… (1885)

“ Quels sont donc les effets de la mort civile, si ce n'est de faire considérer comme mort, comme ayant cessé d'exister celui qui en a été frappé? La fiction a ici toute la force de la réalité. Le mort civilement n'est plus qu'un cadavre, et c'est en vain qu'on prétend opposer la possibilité d'une résurrection civile. ”
Source : Gallica

Prosper-Victor Châteauneuf,  Le Pamphlétaire jugé par lui-même… (1868)

“ Je connais la mort naturelle, et je ne la vois, hélas! que trop souvent. Je connaissais la mort civile, cette privation des droits de la société ; mais la mort morale, ce triste apanage des fous, je ne la retrouve que dans la bouche de celui qui l'invente aujourd'hui tout exprès pour se tirer du plus inextricable des embarras. ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ On appelle mort civile, ce qui emporte un retranchement de la société civile, comme une condamnation aux galères perpétuelles, à un bannissement perpétuel, ou une condamnation à mort par contumace, qui font qu’on ne regarde plus un homme comme citoyen. Mors civilis. On le dit aussi de ceux qui n’ont plus la faculté d’agir en des affaires temporelles, comme ceux qui ont renoncé au monde, qui ont fait des vœux dans les Monastères ; ce qui est sujet à exception.
Guerre civile. On appelle ainsi la guerre que se font entr’eux les peuples d’un même Etat, ou les Citoyens d’une même ville.
”
Source : Wikisource

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