Hippolyte Castille

Résumé

Hippolyte Castille Les ambitieux. Tome 4 (1852-1853)

Les trois gentilshommes de M. le duc Saluce de Savigliano étaient si animés qu'ils ne virent pas Noël Toussaint.
Celui-ci, en apercevant ces trois sinistres visages, avait d'abord tressailli. Bientôt ses regards s'arrêtèrent sur Petrone et sur Isidore Porchini. Il pâlit d'émotion.
— J'ai vu ces hommes quelque part... dans un rêve horrible... balbutia-t-il. Mais non, je me souviens... Au moment où la terre sembla s'ouvrir sous mes pieds; le réverbère envoya un pâle rayon qui éclaira un instant le visage des deux hommes qui avaient tenté de m'erisevelir vivant sous Paris...
Source : Gallica

Hippolyte Castille Les ambitieux. Tome 4 (1852-1853)

Jeune et belle comme vous êtes, il est impossible que votre coeur soit fermé aux plus doux sentiments de l'âme.
La muse sourit sans répondre.
— Vous êtes, dit-elle ensuite, bien difficile à consoler.
Il se fit un moment de silence.
Louise Lambrun retomba dans la pensée qui ne la quittait point.
—Viendra-t-il? dit-elle en se penchant à l'oreille de Jean de Lutz.
— Ma chère fille, répondit-il, Noël viendra, à moins qu'il ne soit plus au nombre des vivants, et il m'a juré sur l'honneur qu'il n'exposerait point sa vie.
Source : Gallica

Hippolyte Castille Les ambitieux. Tome 4 (1852-1853)

Les deux bandits, dans la crainte qu'il échappât, le serrèrent de plus près. Noël, étonné, s'arrêta. Il n'était plus qu'à trois pas de l'égoût.
— Ces hommes ne sont pas ivres , se ditil intérieurement. Que peuvent-ils me vouloir ?
Il fit volte-face et dit résolument aux deux brigands :
— Qui êtes-vous ? que me voulez-vous?
— Mais va donc ! dit Porchini en lui appuyant si fortement la main sur la poitrine qu'il le força de reculer d'un pas.
— Va donc ton chemin ! ajouta Pétronne en le poussant à son tour.
— Est-ce une attaque, misérables ! s'écria Noël en se mettant en défense.
Source : Gallica

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