Résumé

Paul Féval Contes de Bretagne, par M. Paul Féval (1874)

L'étranger répéta sa question d'un ton bref et impérieux.
Alors Anne laissa son rouet, remua, sans produire aucun son, ses lèvres desséchées, et jeta un regard triste et morne sur l'étranger. Elle le regarda longtemps ainsi. Son œil, terne comme un cristal dépoli, ne reflétait point ce qui se passait au-dedans d'elle, mais les rides de ses joues se mouvaient et s'entre-choquaient; ses doigts étendus semblaient vouloir repousser une vision.
— Ne voulez-vous point me dire, dame, reprit encore le pèlerin, comment se nomme l'intendant de M. de Plougaz ?
Source : Gallica

Paul Féval Contes de Bretagne, par M. Paul Féval (1874)

Profitons du brouillard, marchons vite, et que madame Marguerite passe le seuil de son manoir de Gourlâ avant que personne ait pu l'apercevoir.
Toussaint regarda son pupille avec une naïve admiration.
Noël, Noël, dit-il, que Dieu te prête vie, mon fils, et tu deviendras grand seigneur !
La dame de Malestroit elle-même ne put s'empêcher d'admirer la sagacité précoce et le dévouement de Noël.
— Quand tu auras l'âge, enfant, dit-elle en souriant, monseigneur Amaury te fera chevalier. Si Dieu permet que je le revoie, ma première parole sera pour toi.
Source : Gallica

Paul Féval Contes de Bretagne, par M. Paul Féval (1874)

Ermengarde était assise à la poupe de son chaland. Elle souriait et semblait appeler le Français du regard. Le Français fit pousser vers Ermengarde la belle.
« Le sourire d'Ermengarde s'épanouit davantage. Elle donna quelques coups de sa rame. La proue de sa barque toucha le courant de l'Oust, et, virant aussitôt, se mit à suivre la rapide rivière. « Ferme sur nos avirons !
cria le Français ; gagnons, nous aussi, le courant. »
« Il gagna le courant. Le crépuscule du soir tombait. On entendait au loin, un bruit sourd, incessant, inexplicable. « Quel est-ce bruit ? » demanda le Français.
Source : Gallica

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