Paul Féval, Contes de Bretagne, par M. Paul Féval (1874)
“ L'étranger répéta sa question d'un ton bref et impérieux. Alors Anne laissa son rouet, remua, sans produire aucun son, ses lèvres desséchées, et jeta un regard triste et morne sur l'étranger. Elle le regarda longtemps ainsi. Son œil, terne comme un cristal dépoli, ne reflétait point ce qui se passait au-dedans d'elle, mais les rides de ses joues se mouvaient et s'entre-choquaient; ses doigts étendus semblaient vouloir repousser une vision. — Ne voulez-vous point me dire, dame, reprit encore le pèlerin, comment se nomme l'intendant de M. de Plougaz ? ”
