Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Cœurs résignés aussi, mais sans feu, sans extase, Esprits ou corps souffrants que leur mal seul embrase, Ces fiers infortunés passent silencieux, Graves, froids et cachant leurs pleurs à tous les yeux : Ils savent qu’aujourd’hui toute plainte importune, Mais qu’on est trop vengé par la douleur commune ; Ils savent, si le mal les poigne, y mettre un frein, Offrir à tout venant un visage serein, Et trouver sans efforts l’expression choisie Pour discourir sur Dieu, l’âme et la poésie. ”
