Félix Mayrargue, Souvenirs de jeunesse : poésies (1896)
“ Pour sa fille, au contraire, elle est juste et sévère, L'enfant dont tous les jours s'embellissent les traits, Semble en laissant percer quelques nouveaux attraits, Rider le front jaloux de la coquette mère ! Mais que, sur son épaule, un grand fils, un enfant, Pose sa jeune tête et vienne lui sourire, Et son coeur désormais ne saura plus rien dire, Tant ce regard d'amour en elle est triomphant ! Oui, c'est le préféré, ce beau garçon qu'elle aime, Son allure de mâle a des airs conquérants, Et ses yeux, ses grands yeux, semblent si transparents Qu'on y pourrait dedans puiser l'amour lui-même ! ”
