Félix Mayrargue, Souvenirs de jeunesse : poésies (1896)
“ Oh ! non de telles amours n'ont rien de ceux des femmes ! Et j'ai trop de respect pour vouloir les ternir, Ces sentiments exquis qu'on ne peut définir Sont l'éternel reflet de nos coeurs sur leurs âmes! L'âge les sanctionne et les cheveux blanchis Mettent la pureté dans ce qui semble étrange, C'est la lueur des temps où se place et se range Le souvenir d'amours à nouveau réfléchis. Et cela vous rappelle une eau limpide et claire, Dont le goût de la source est encore conservé, C'est le bonheur goûté, c'est le bonheur rêvé, C'est l'amour de la femme et l'amour de la mère ! ”
