Édouard Chanot

Résumé

Édouard Chanot Sourires et pleurs, 187.-1883 (1891)

Votre amour, ô Marie, est la céleste flamme Qui brille dans ma nuit, guidant mes tristes pas, La source de ma joie et l'âme de mon âme, Et l'oubli bienheureux des tourments d'ici-bas.
Votre amour, ô Marie, est comme la prière Qui console en nos jours d'amertume et de fiel, C'est la joie et l'azur, la vie et la lumière, Le sourire et l'espoir, la patrie et le ciel.
Sans vous, qu'est le soleil, et que me fait la vie? Que m'importe de voir purs ou tristes les cieux ? Votre amour est mon tout, car vous portez, Marie, L'espoir dans un sourire et le ciel dans vos yeux.
Source : Gallica

Édouard Chanot Sourires et pleurs, 187.-1883 (1891)

Il est des jours de deuil où notre coeur s'aigrit ; Mais toujours la nature est là qui vous sourit. Elle est à l'homme pauvre, elle est à l'homme triste, Elle est à tous ; il n'en est point qu'elle n'assiste. Pour nos chagrins, pour nos blessures, pour nos pleurs, Elle a les champs, elle a les nids, elle a les fleurs. La nature, c'est le temple immense des âmes, Où toutes les douleurs trouvent de purs dictames, Où Dieu, dans les rayons du soleil, chaque jour Verse sur tous des flots d'espérance et d'amour !
Source : Gallica

Édouard Chanot Sourires et pleurs, 187.-1883 (1891)

N'est-ce pas qu'il est doux de fuir la chambre triste. Léger comme un oiseau, libre comme un artiste, Et de s'en aller voir, à pas gais et contents, Dans les champs, par les prés, éclore le printemps !
On part de bon matin, dès que l'aube s'éveille, Quand l'horizon se pare en sa robe vermeille, Quand la rosée attache aux arbres du chemin Les prismes étoiles d'azur et de carmin. On ne regarde pas où la brise vous pousse, On se sent invité par les tapis de mousse, Par les fourrés épais et le buisson fleuri, Et par le bon soleil au loin qui vous sourit.
Source : Gallica

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