Résumé

A. Togno Études d'après nature : Les Mois… (1863)

Le printemps est si doux , Quand le ciel et l'oiseau , la fleur, l'herbe et la feuille , Quand la nature , enfin , aime et rit avec nous !
JUIN.
JUIN.
Sur la verdure étincelante
S'épandent les feux du soleil ; Et la nature est ruisselante
D'éclat, d'azur et de vermeil.
Toute la terre fécondée
Se charge de fleurs et de fruits.
On dirait la plaine inondée De frais murmures, de doux bruits.
Des oiseaux le peuple sonore Chante sous l'ombre ou joue en l'air, Et fête Juin qui vient d'éclore Dans les profondeurs de l'éther.
Source : Gallica

A. Togno Études d'après nature : Les Mois… (1863)

L'année est un jour dont le crépuscule A , comme l'aurore, un rouge horizon ; Quand vers son déclin , pâle , elle recule , L'azur réjouit l'arrière-saison.
Tout au souvenir des plus douces choses, C'est un soir rêveur, frère du matin ,
Qui n'est pas ingrat et qui pense aux roses, Que le calme été de la Saint-Martin !
Il fait rappeler alors qu'on oublie ; Il nous pourrait bien donner des leçons !
Et puis, il est plein de mélancolie ; Il a ses oiseaux avec leurs chansons ; Il a sa verdure aux prés étalée ; De vives lueurs son éther se teint.
Source : Gallica

A. Togno Études d'après nature : Les Mois… (1863)

Les cieux de brume grise ont leur face voilée ; La nuit est ténébreuse et n'est plus étoilée ; Le jour obscur et mat filtre confusément De douteuses clartés ; le bois pâle est dormant ; Les oiseaux gais chanteurs sont absents ou se taisent ; Aux pauvres, morne essaim, les heures d'hiver pèsent.
Quand le matin éclôt, ou quand le soir s'éteint, La mer aux bruns reflets semble un voile d'étain.
Les filles que l'amour dans la campagne pousse N'ont plus de rendez-vous aux prés où la fleur pousse Quand la belle saison épanouit les cœurs.
Source : Gallica

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