Résumé

Abel Royère L'Allée solitaire, sonnets et poèmes (1929)

Quand le printemps survient, la nature un beau jour Tressaille d'allégresse et s'éveille à la vie ;
C'est le temps des chansons, des nids et de l'amour, Le ciel est pur, la brise a verdi la prairie,
L'hiver n'est plus et Dieu nous a rendu l'espoir. Espère donc, le mal souffert avec courage Est source de grandeur, après, il fait moins noir, Le fleuve chante mieux quand a passé l'orage. La richesse n'est rien, ne la désire pas,
Elle étouffe souvent en nous la flamme sainte, Rend le coeur insensible aux douleurs d'ici-bas ; Aime la pauvreté sacrée et sois sans crainte
Source : Gallica

Abel Royère L'Allée solitaire, sonnets et poèmes (1929)

Toute espérance est vaine... Adieu les beaux printemps Qui fleurissaient son front de la grâce des belles !
Son âme sainte, vers les clartés éternelles,
A pris son vol, bercée aux accords palpitants Des hymnes, sous l'azur, en des deux éclatants... Un ange flamboyant la portait sur ses ailes !
Dans le champ funéraire où repose son corps,
Des lys dont la blancheur fait pâlir toute neige Ont éclos par milliers, en d'étranges décors !
Un murmure pieux s'élève du cortège...
... Dans le lointain l'aurore aux reflets d'or paraît,
Je m'éveille, les nids chantaient dans la forêt.
Source : Gallica

Abel Royère L'Allée solitaire, sonnets et poèmes (1929)

Je voudrais, écoutant les désirs de mon coeur, T'envoyer du bonheur la gerbe épanouie, Ecarter de ton front toute mélancolie Et verser dans ton sang une éternelle ardeur !
Mais, dans mon impuissance et ma triste langueur, J'ai prié longuement notre Sainte Marie.
Dieu veuille que mon voeu soit une douce pluie Et le tiède rayon qui fait germer la fleur !
J'ai, de plus, demandé qu'avril riant t'apporte Sur sa brise embaumée un trésor de santé,
L'espoir non incertain d'un âge illimité
Et que, des noirs soucis la hideuse cohorte Jamais ne touche au seuil de tes jours à venir.
Source : Gallica

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