Abel Royère, L'Allée solitaire, sonnets et poèmes (1929)
“ Quand le printemps survient, la nature un beau jour Tressaille d'allégresse et s'éveille à la vie ; C'est le temps des chansons, des nids et de l'amour, Le ciel est pur, la brise a verdi la prairie, L'hiver n'est plus et Dieu nous a rendu l'espoir. Espère donc, le mal souffert avec courage Est source de grandeur, après, il fait moins noir, Le fleuve chante mieux quand a passé l'orage. La richesse n'est rien, ne la désire pas, Elle étouffe souvent en nous la flamme sainte, Rend le coeur insensible aux douleurs d'ici-bas ; Aime la pauvreté sacrée et sois sans crainte ”
