Eugénie Casanova

Résumé

Eugénie Casanova Heures de poésie (1903)

Quand on les voit on dit encore: Voici la vie en son espoir !...
Toutes deux, vrai rayon de flamme, Enchantent le coeur et les yeux ; Fleur et femme, parfums de l'âme, Sont pour nous le reflet des cieux ! La fleur au printemps que l'on aime Montre ses trésors de beauté, La femme offre son diadème, Avec sa grâce et sa bonté !...
DERNIER RAYON
J'ai vu, rayon de flamme, Dans un songe divin Où s'épanchait mon âme, En un rêve lontain,
Passer le gai cortège Des jours tout au bonheur, Où l'amour nous protège De son souffle enchanteur !
Source : Gallica

Eugénie Casanova Heures de poésie (1903)

Pas même un son confus semblable à quelque choeur Dont nous pourrions noter la dernière harmonie !
Et c'est ainsi toujours, car l'amère ironie Des choses d'ici-bas aime à rester vainqueur, Et des nuits de parfum elle emporte la fleur Avec un soin jaloux, une joie infinie !...
L'éphémère d'un soir contient tout un destin,
C'est le rêve entrevu quand sonne le festin,
C'est la vie enchantée, et puis que sais-je encore ?...
C'est tout ce qu'on désire et qu'on n'aura jamais !... Le printemps dure un jour, avec lui s'évapore Le grand songe des nuits aux multiples attraits !...
Source : Gallica

Eugénie Casanova Heures de poésie (1903)

J'ai dit à la blonde : Ouvre-moi ton coeur. Elle répondit : J'aime trop la fleur, J'ai donné mon coeur, mon coeur toujours tendre, A la belle-rose, et ne peux le prendre.
Quand la nuit est noire et l'orage au ciel, Pour elle je crains un souffle cruel. Le vent peut la perdre, et quand vient l'aurore, C'est pour cette fleur que je tremble encore.
Oh ! si je t'aimais, je pourrais mourir !... Entre deux amours il faudrait choisir, Car mon coeur si tendre a dit à mon âme Qu'il n'aurait jamais qu'une même flamme.
Source : Gallica

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